Lorsque des affrontements ont éclaté à Goya, un village dans la région central de la République Centrafricaine, la vie des milliers de personnes a été bouleversée. Des familles entières ont été forcées de fuir de leurs maisons et se réfugier dans des forêts en proximité. Ils y sont restés pendant de longues journées sans aucune assistance, en survivant avec des ressources limitées.

Malheureusement, pour de nombreuses personnes en République centrafricaine, le déplacement est devenu un mode de survie récurrent. Des centaines et des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs maisons pour se cacher dans un coin à l’abri de la violence pendant des jours, des semaines, voire des années. Beaucoup d’entre elles ne peuvent pas retourner dans leurs villages.

Lydie, âgée de 37 ans, a cinq enfants, et Maimouna, 34 ans, en a trois. Les deux mères habitent à Goya, où elles font le petit commerce dans le marché de la localité. Lydie vend ses produits agricoles et Maimouna des gâteaux qu’elle prépare dans sa maison.

Leur vie était simple et stable, mais un matin des affrontements ont éclaté dans le village, obligeant des milliers de quitter leur foyer pour échapper à la violence. Avec leurs familles, elles sont restées dans la forêt, sous la pluie battante et sans aucunes commodités pour survivre. 

Deux semaines plus tard, le calme est revenu. Finalement, les familles sont rentrées dans leurs quartiers, où elles ont trouvé leurs maisons pillées, brulées et réduit en cendres. Les femmes ont eu le cœur brisé et se sont retrouvées dans une situation désespérée, mais elles étaient déterminées quand même à recommencer leur vie. Malgré les difficultés et les pertes, elles ont admis se sentir « soulagées » de retrouver leur quartier qu’elles aiment tant. Ce sentiment de soulagement a également été renforcé lorsqu’elles ont reçu des articles ménagers pour les aider à prendre un nouveau départ.

L’UNICEF et ses partenaires de mise en œuvre, dans le cadre du mécanisme de réponse rapide (MRR), ont déployé des équipes pour distribuer [aux 1 179 familles déplacées] des articles ménagers essentiels comme des kits de cuisine, des bidons, des couvertures, des nattes, des moustiquaires ainsi que des articles d’hygiène intime pour les femmes, comprenant un pagne, des sous-vêtements, des soutiens-gorge et des détergents.

“Ces articles remplaceront une partie de mes affaires que j’ai perdu dans le feu”, dit Lydie. « C’était un cadeau tombé du ciel”, ajoute Maimouna.

Les interventions RRM, soutenus par le bureau pour l’assistance humanitaire de l’USAID (BHA), la Commission européenne de protection civile et d’aide humanitaire (ECHO), le Corps suisse d’aide humanitaire (CSA) et L’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement (Sida), ont apporté une consolation aux familles pendant leur temps de besoin et les ont aidés à regagner un peu de normalité. 

Malgré leur expérience traumatisante, Lydie et Maimouna ont de l’espoir pour leur avenir. Leur plus grand souhait est de voir l’école au sein du village réhabilitée afin que leurs enfants n’aient pas à parcourir de longues distances à pied pour recevoir une éducation et apporter des changements positifs en République centrafricaine, loin de la violence.

Unicef