Dans un communiqué de presse rendu publique ce 24 janvier 2024, le Chef d’état–major des armées, le général des corps d’Armées Zéphirin Mamadou a interdit tout port d’arme dans les quartiers, des bars dancing et les véhicules de transport et commun par les porteurs de tenue. Une décision qui fait suite aux multiples plaintes de la population sur le comportement des militaires centrafricains.
Cette mesure vise à rétablir la sécurité pour renforcer la quiétude de la population.
Dans ce communiqué de presse, l’Etat-major déplore le comportement des militaires centrafricains qui ne respectent pas la discipline de l’armée. Il souligne que malgré les efforts menés par la haute hiérarchie pour éradiquer cette pratique dangereuse, les actes de banditisme persistant et le non-respect des consignes par certains militaires et paramilitaires.
Deux numéros ont été mentionnés au bas de cette décision, permettant à la population de dénoncer tout acte d’incivisme des porteurs de tenues.
L’Etat-major met en garde tous les contrevenants et demande avec persistance le respect de cette décision.
Une décision qui fait suite aux multiples cas de braquages dans les quartiers ou certains militaires seraient à l’origine.
Les avis se divergent sur cette mesure, certains centrafricains estiment que l’armée centrafricaine commence véritablement à gagner sa lettre de noblesse. Toujours selon eux, cette mesure consiste à réduire le taux de braquage.
D’autres par contre attendent de voir l’application de cette décision avant d’y croire. « Vous savez cette mesure va être appliquée sur des subalternes mais les hauts gradés et leurs fils seront protégés donc pour moi, j’attends voir la mise en application sans discrimination» a répliqué un compatriote sous couvert de l’anonymat.
Le communiqué n’a pas précisé si cette mesure concerne les militaires qui sont détachés à l’intérieur du pays surtout dans les zones qui continuent d’enregistrer les attaques des groupes armés. Moins encore le type de sanction qui sera infligée aux personnes qui ne vont pas obtempérer à cette décision.
A titre de rappel, le 10 janvier dernier, au moins 8 militaires ont été radiés pour insubordination. Lors du réveillon, l’Etat-major des armées avait interdit des tirs d’arme et des pétards dans le but de préserver l’ordre public.
Malheureusement, le constat était drastique. Pour manifester leurs joies, certains militaires ont bravé cette mesure du haut commandement en faisant usage de leurs armes qui a causé des blessures voir-même des morts.
C’est ainsi après une enquête de l’Etat-major des FACA a radié 8 militaires coupables.
Christian-Stève SINGA

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