L’Association des Jeunes pour le Changement et d’Assistance Communautaire (AJCAC), une asso-ciation des jeunes de Toungoufara 2 vers le PK 14 sur la route de Boali, a organisé le samedi 25 juin 2022, une journée de travail dénommé « Toumba Nzendé » (lutte contre l’insalubrité) sur le terrain olympique. L’objectif est de lutter contre l’insalu-brité qui a pris de l’ampleur dans leur localité. Une initiative portée par Cédric Niyomugabo, président fondateur de cette association.

Cette Association est créé dans le but d’assister les enfants malnutris et de former les jeunes filles dans les différents métiers, à savoir la couture, l’hôtellerie, la coiffure ainsi que dans les domaines de la santé. Elle mène aussi des différentes activités à l’exemple de la culture des champignons qui peuvent . L’AJCAC a mobilisé les jeunes filles et garçons de ce secteur pour mettre la propriété dans leur zone. C’est lors d’une séance de réflexion des membres de cette asso-ciation que le président fondateur a proposé cette activité de lutte contre l’insalubrité. Ce qui a suscité l’adhésion de ses membres qui ne veulent pas être entourés par les hautes herbes et les ordures et ont pris la décision de mobiliser leurs pairs résidant de cette localité pour venir débroussailler ce terrain.

Touangaye Adolphe, président de cette association nous donne des précisions : « Nous sommes une association des jeunes menant des activités dans notre secteur, principalement par l’assistance aux enfants malnutries et en plus, nous luttons contre l’insalubrité dans nos communautés. On ne peut pas attendre à ce que le gouvernement vienne nous amé-nager notre quartier. Nous, jeunes devons relever le défi en nous tenant la main dans la main pour que notre secteur soit urbanisé ».

Les occupants des alentours du terrain olympique de Toungoufara sont dans la liesse et ont encouragé ces derniers à faire davantage. Selon les autorités locales et les habitants de cette localité, les bandits et les braqueurs ont profité de cette brousse pour créer leurs centres d’opérations. Des maisons inachevées sont partout et sont devenues un centre de refuge de ces bandits de grand chemin qui brillent par des exactions. Il ne passe pas une nuit sans parler de cas de bra-quage.

Yvon Clotaire Nguétté, Secrétaire Général du chef du quartier se dit satisfait et aussi mécontent des proprié-taires des maisons inachevées dans leur quartier. Il leur demande de les réhabiliter, pour empêcher le groupe des malfaiteurs d’exercer dans cette zone : « je suis très ravie par rapport à ce que font ces jeunes, c’est vraiment un travail louable qu’il faudrait noter dans nos registres d’évènements. Nous sommes déjà en pleine saison pluvieuse, il y a encore des érosions par-ci par-là. Il est donc de notre devoir de creuser des canaux pour faire à ce que ces érosions soient évitées. Pour mes chers voisins qui sont venus construire leurs appartements à côté et qui sont restés inachevés, il faudrait qu’ils viennent achever la cons-truction. En le faisant, notre secteur pourra éviter les actions subversives des bandits».

Les jeunes femmes ne sont pas restées en marge de cette activité. Elles sont venues donner mains fortes à ces derniers pour l’avancement de leur localité. Ces jeunes ont la volonté de travailler mais, il leur manque les matériels. Brunelle Laurence Ndimbo est l’une des jeunes qui travaillent sur ce terrain. Elle demande au gouvernement ainsi que la mairie et aux ONG de les appuyer en matériels: « Ce qui m’a motivé c’est que nous les femmes ne devons pas dire que nous sommes des femmes et nous n’avons pas cette capa-cité de venir travailler parmi les autres. Non, nous avons parlé de l’émancipation, c’est pourquoi nous les femmes sommes venues aider les hommes à mettre de la propriété dans notre localité. Nous demandons au gouvernement, à la Mairie et aux ONG d’appuyer cette initiative de lutte contre l’insalubrité, en nous fournissant du moins des matériels».

A quelque mois de sa création, l’AJCAC a déjà mené quelques activités de taille et la prochaine activité sera de fournir les champignons cultivés aux enfants mal-nutris au Complexe Pédiatrique de Bangui. Cette association a vu le jour le 17 novembre 2021 et son siège se trouve à côté du terrain olympique du Toun-goufara au PK 14, la route de Boali.

Dorcas Bangui Yabanga