Constantine Valame est une jeune fille âgée d’une vingtaine d’années. Elle est maman de quatre enfants dont une fille et trois garçons tous aveugles dans la ville de Berberati. Elle vit seule avec ses enfants depuis la naissance de leur dernier enfant. La rédaction de l’Oubangui Médias s’est intéressée à la situation de ces enfants aveugles.

Constantine Valame et ses enfants habitent le quartier Bassola dans une maison « entrer-coucher » en voie de dégradation. Elle vend des légumes au marché « selon moyen » pour s’occuper de ses enfants.

Sa première fille qui a huit ans s’occupe de ses trois frères devenus malvoyants. Le premier garçons dont le 2e de la famille se nomme Isaïe Dinga. Il a six ans. Le second garçon Michael Ndongo a quatre ans et le dernier, Abraham Doumbeli a deux ans.

Selon leur maman, son mari l’a abandonné parce que tous ses enfants garçons sont aveugles, bien que cela ne soit pas de sa faute : « Après la naissance de mon dernier fils, mon mari n’a pas supporté d’avoir des enfants qui deviennent aveugles à trois mois.  On  a dû se séparer et il m’a dit de m’en occuper toute seule », a-t-elle raconté.

Selon Constantine Valame, tous ses trois garçons sont nés en bonne santé mais c’est après trois mois qu’ils deviennent aveugles. En plus de perdre la vue, le quatrième enfant est infirme et muet, un choc encore dure pour la maman.

D’après Valame, les médecins l’auraient dit que c’est lorsque les enfants atteindront l’âge de six ans qu’ils pourront être opérés. Mais par manque de moyens, elle n’a pas pu faire opérer les enfants qui ont dépassé l’âge de six ans : « Lorsque j’étais enceinte, j’allais régulièrement à l’hôpital mais après l’accouchement, il allait bien jusqu’à leur troisième mois. Après être devenus aveugles, je me suis rendue à l’hôpital mais le médecin m’a dit que c’est quand ils auront six ans chacun qu’ils vont subir une intervention. Pour le moment, Isaïe à six ans presque sept ans mais je n’ai pas d’argent pour payer les frais d’intervention chirurgicale », disait-t-elle larmes aux yeux en demandant de l’aide aux personnes de bonne foi.

Son premier garçon Isaïe Dinga émet quant à lui le désir de retrouver la vue pour aller à l’école comme les enfants de son âge.

Malgré son état, Isaïe est un brave petit garçon.  Sa grande mère, la seule personne qui vient en aide à Constantine Valame témoigne la bravoure d’Isaïe. « C’est un enfant très brave et ses yeux ne l’empêchent pas d’effectuer des tâches. Il balaie la cour de la maison, il marche sans que personne le dirige dans la concession. C’est un bon signe pour nous».

Signalons que sa première fille qui à huit ans est bien portante et c’est elle qui s’occupe de ses frères quand leur maman n’est pas à la maison. Mais cette petite famille vit le calvaire dans un coin ignoré de la ville de Berberati.

Milca Bissidi