Avec l’appui du Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, la Croix-Rouge française coordonne un réseau de 12 ONG locales pour renforcer la prévention et l’accès aux soins auprès des publics les plus vulnérables. Ces organisations ont reçu le vendredi 20 février 2026, des kits d’équipements. L’objectif est d’améliorer leurs conditions de travail.

Dans la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, la Croix-Rouge française mise sur une approche de proximité. Avec le soutien financier du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’organisation déploie des programmes de santé publique en s’appuyant sur un réseau de 12 ONG locales issues de la société civile.

Ces partenaires, au cœur des communautés, jouent un rôle déterminant dans la mise en œuvre des actions de prévention, de dépistage et d’accompagnement des patients. « Nos partenaires sont en contact direct avec les bénéficiaires, qu’il s’agisse de patients déjà pris en charge ou de personnes que nous devons sensibiliser dans le cadre de la prévention Ils travaillent notamment auprès de ce que nous appelons les publics clés, c’est-à-dire les personnes les plus exposées ou en situation de vulnérabilité face à ces trois maladies. », explique le  chef de mission de la Croix-Rouge française en République centrafricaine ? Benoît BOX.

Des relais essentiels sur le terrain

Dans chaque zone d’intervention, les ONG partenaires assurent le lien entre les politiques nationales de santé et les réalités locales. Elles collaborent étroitement avec le Ministère de la Santé, à l’origine des programmes de santé publique, tout en adaptant les actions aux besoins spécifiques des communautés.

Ce sont nos interlocuteurs directs sur le terrain, mais aussi ceux des autorités sanitaires, souligne Benoît BOX chef de la délégation pour la Croix-Rouge française en République centrafricaine : « Concrètement, ce sont eux qui mettent en œuvre les activités, campagnes de sensibilisation, distribution de moustiquaires, accompagnement vers le dépistage du VIH ou le traitement de la tuberculose. »

Grâce à leur ancrage local, ces organisations bénéficient d’une capitale confiance précieuse, indispensable pour atteindre des populations parfois éloignées du système de santé. Travailleurs du sexe, usagers de drogues, personnes migrantes ou vivant dans des zones reculées figurent parmi les publics ciblés.

Une approche intégrée et communautaire

L’appui du Fonds mondial permet de financer des actions combinant prévention, dépistage et suivi thérapeutique. L’objectif : réduire la transmission des maladies, améliorer l’adhésion aux traitements et, à terme, contribuer à leur élimination.

La clé de notre action, c’est la complémentarité, insiste la Croix-Rouge française. « Le ministère fixe les grandes orientations stratégiques, le Fonds mondial apporte les ressources, et nos partenaires communautaires assurent la mise en œuvre concrète auprès des bénéficiaires. Sans eux, nous ne pourrions pas atteindre efficacement les personnes les plus vulnérables. »

Le don est composé de deux motos, des ordinateurs, des imprimantes, des kits de la connexion, des ponts cartes pour leur visibilité, des ti-short, Lacoste et casquettes, des tasses etc. « Nous sommes vraiment content de ce don ». A  exprimé Poumale Emmanuel, chargé de programme de R/C Pecos.

Par ailleurs, il demande à ces paires de faire un bon usage: « c’est vrai que la croix rouge française par le biais de la Banque Mondiale nous a doté de cet équipement, mais c’est à nous de prendre soins de ces matériaux pour l’avancement de nos organisations et le développement de notre pays. »

Dans un contexte où les inégalités d’accès aux soins persistent, ce modèle partenarial illustre l’importance d’une réponse coordonnée, associant institutions publiques, bailleurs internationaux et société civile. Une mobilisation collective indispensable pour espérer mettre fin aux trois grandes pandémies.      Gisèle Yassoungombi Gbézoua