Dans la journée du 31 octobre 2023, le comité international de la croix rouge (CICR) a effectué une mission dans la ville de Bangassou, Rafaï et Bambari. Le but est de faire la réunification familiale des réfugiés du conflit armé de 2013.
Suite à la crise armée de 2013 en RCA, beaucoup de personnes ont été portées disparues. Des enfants se retrouvaient dans une autre famille et certains parents partaient en refuge dans une autre ville. Dans la ville de Bangassou et Rafaï, la plupart des personnes ont été réfugiées au Congo. Ce conflit armé a provoqué des meurtres, la panique, l’agitation et la peur au sein de la société. Cela a engendré la fuite et les disparitions de nombreux membres de la famille, sans laisser leurs traces dans des villes touchées. Leurs familles n’ont pas de leurs nouvelles durant des années. Des enfants qui étaient séparés de leurs parents étaient exposés à toutes sortes d’abus et sont devenus mères des enfants aux bas âges.
Pour cette raison, une équipe de la CICR qui s’en charge de la réunification et des déplacés, ciblait 3 villes (Bangassou, Rafai et Bambari) après des recherches dans ces villes, certains réfugiés ont pu retrouver leur famille respective.
Ces refugies sont composés de 2 jeunes filles, 5 enfants et une vieille. Cette délégation a quittée Bangui le mardi 31 octobre 2023 à partir de 8h 25 minutes et arrivée à Bangassou à 10h 15 afin de remettre ces enfants à leurs familles. Leur arrivée est une émotion pour des membres de familles qui ne se sont pas vu près de dix ans.
Ces deux filles étaient mineures pendant leur disparition. Pélagie avait 10 ans lorsqu’elle était partie et a maintenant 20 ans. De son côté, Petula qui avait 5 ans et en a maintenant 15.
Kaya Roger, oncle maternelle de Pélagie était désespéré mais il a enfin vu sa fille : « la situation était catastrophique et plus délicate lors de sa disparition. Nous avons perdu l’espoir en pensant qu’elles sont toutes mortes et à notre grande surprise, CICR était venu nous faire croire qu’elles sont vivantes. Mais ma joie est si grande que Dieu les rendre le centuple », a-t-il lancé.
Remise d’une vielle à ses parents à Rafai
Après cela, l’équipe quittait Bangassou pour Rafaï pour remettre Hélène Napio, une maman de 73 ans, qui a perdu sa vue et son mari qui vivait avec elle après leur fuite au Congo. Pour elle, c’était le calvaire lorsqu’elle avait perdu son mari. Elle n’avait pas cru qu’un jour elle pourra revenir dans sa famille, puisque qu’il y avait personnes pour lui venir en aide. A sa descente d’avion, elle était très contente de rencontrer sa famille et ses enfants : « Je suis très contente de rencontrer mes enfants, je suis déjà vieille je n’ai jamais rêvé de revenir au sein de ma famille, et grâce au CICR, me voici ensemble avec les membres de ma famille, je suis reconnaissante et je n’ai rien à leur donner que Dieu les bénisse ».
Cependant, le rétablissement des liens familiaux est un service au cœur du mandat de CICR. L’une de ses missions est de faire de rechercher des personnes disparues pour qu’ils les approchent et partager leur souci. CICR de son côté procèdera à la recherche et s’il arrivera à retrouver les membres de ces familles disparues, une procédure sera lancée afin de rétablir les liens familiaux c’est-à-dire prendre contact avec leurs familles afin de procéder à la réunification familiale.
Un enfant sans sa famille est très vulnérable, donc il est plus important qu’il soit au sein de sa famille pour une meilleure sécurité.
Johnny Antoine Andjimossandji assistant protection des liens familiaux basés à la délégation du CICR de Bangui s’explique : « Lorsque nous faisons la réunification familiale, nous assistons ces bénéficiaires avec des kits vestimentaires pour pouvoir les aider pour un petit moment. Et cette réunification est aussi assistée d’un don que nous appelons les dons alimentaires pour permettre non seulement aux bénéficiaires mais aussi aux parents qui accueillent les bénéficiaires de pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires pour une courte durée. Après la réunification familiale, nous avons l’habitude de faire le suivi que nous appelons poste réunification qui peut aller d’une durée d’un à 3 mois et le but de ce suivi est de s’assurer la réintégration sociocommunautaire de bénéficiaires ».
Ces disparus ont bénéficiés des kits alimentaires, vestimentaires et une sommes d’argents pour leurs survie pendant un certain temps.
Dorcas Bangui Yabanga

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