Le pari est gagné pour le pouvoir qui a réussi le vote du référendum constitutionnel ce dimanche 30 juillet 2023. Plus de 1.800.000 de centrafricains étaient convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de la nouvelle constitution.
Une élection référendaire qui s’est tenue sur l’ensemble du territoire nationale, dans la diaspora à travers les représentations diplomatiques du pays à l’étranger.
C’était un challenge sécuritaire pour le gouvernement qui finalement a réussi son plan de sécurisation des scrutins référendaires.
L’opposition avait appelé à boycotter le vote référendaire. Plusieurs messages ont été balancés surtout sur les réseaux sociaux, appelant la population à l’abstenir du vote de la nouvelle constitution qu’elle rejette systématiquement.
En se basant sur quelques images, des partisans du boycott clament fort que ce vote a été un fiasco et donc non crédible. D’aucuns admettent qu’il s’agit d’un coup d’Etat constitutionnel ou le suicide de la démocratie car, dans cette nouvelle loi fondamentale, il y a plus de limitation de mandat.
Mais, les électeurs étaient nombreux à prendre part à ce vote, même si l’on ne peut pas comparer avec la dernière élection présidentielle de 2020 où le taux de participation avoisinait 35%.
Le pouvoir parle d’un succès incontestable car, il s’agit d’un vote qui s’est déroulé sur l’ensemble du pays contrairement aux élections de 2020 où les groupes armés avaient empêché la tenue du vote dans plusieurs régions du pays.
Des observateurs nationaux et internationaux saluent la tenue dans la sérénité de ce vote référendaire, malgré quelques irrégularités notamment liées au déploiement des matériels et à l’organisation. La gestion du vote par dérogation avait créé des frustrations au sein des électeurs de province en séjour à Bangui.
Les centrafricains ont été convoqués aux urnes pour se prononcer sur le projet de nouvelle constitution qui marquera le début de la 7e République.
Ce projet a été querellé vu la levée du verrou du limitation du mandat présidentiel et les conditions d’éligibilité qui sont renforcées par la notion de la Centrafricanité.
Cette nouvelle constitution a été sollicitée par des partisans du pouvoir qui ont organisé des manifestations, signé des pétitions et déposé des mémorandums demandant au Chef de l’Etat de convoquer un référendum constitutionnel.
Le président Faustin Archange Touadéra a finalement cédé pour convoquer les électeurs centrafricains aux urnes dont les résultats seront très bientôt connus.
Jean Ngbandi

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