Le 4e congrès de la Société Centrafricaine de Gynécologie-Obstétrique  (SOCAGO) en collaboration avec  l’ASFIACA s’est  tenu à Bangui du 10 au 12 janvier 2023. Il a été placé sous le haut patronage du Président de la République Faustin Archange Touadera. La Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique Dr Moeti Matshidiso Rebecca et quelques membres du gouvernement y ont pris à cette importante rencontre.

Au total, 19 pays membres de la Société Africaine de Gynécologie-obstétrique ont pris part à ce congrès ainsi que le personnel soignant et quelques étudiants en médicine.

Le thème retenu pour ce congrès est, « les cancers gynécologiques et mammaires ». Selon l’évaluation de l’état de connaissance des femmes sur les avantages de dépistage de cancer du col de l’utérus à Bangui,  le cancer du col utérin demeure toujours un véritable problème de santé publique dans les pays en voie de développement.

Ce congrès de haute portée scientifique a été une opportunité pour les éminents praticiens et les décideurs, d’aborder  tous les problèmes liées à la santé de la mère,  femme en général, et particulièrement de la mère et du nouveau-né afin d’apporter des solutions concrètes au fléau que représente les taux de morbidité et de mortalité maternelles et néonatales en RCA.

Le Président de la République Faustin Archange Touadera, dans son allocution d’ouverture a rappelé son engagement pour le secteur de la santé : « dès mon accession à la magistrature suprême de l’Etat, j’ai fait de la  santé de la mère et de l’enfant l’une de mes hautes priorités.  Considérant la santé comme un investissement et non une dépense et en adoptant une approche sans regret guidée par des évidences, c’est dans cette dynamique que j’ai édicté les 10 domaines d’impulsion présidentielle pour l’accélération vers la couverture sanitaire universelle avec une emphase sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile ».

Dans ce cas, le chef de l’Etat affirme avoir accordé la priorité au recrutement du personnel de santé dans la fonction publique : « J’ai pris des dispositions particulières accordant la priorité au recrutement du personnel de santé dans la fonction publique avec une attention particulière pour les sages-femmes et les assistantes accoucheuses. Les efforts engagés dans le sens de l’amélioration de l’infrastructure et du plateau technique ont privilégié le secteur des soins obstétricaux et néonataux ».

Pour la Directrice Régionale de l’OMS pour l’Afrique Dr Moeti Matshidiso Rebecca, l’OMS continuera de travailler ensemble avec le Gouvernement afin d’améliorer la santé des Centrafricains. Le faible accès aux soins obstétricaux de qualité est dû à une carence en ressources humaines qualifiées, dans un contexte où plusieurs décennies  de crise sécuritaire chronique et d’instabilité socio-politique ayant entrainé l’effondrement du système de santé. Aux facteurs cités plus haut, s’ajoutent les cancers obstétricaux qui connaissent une recrudescence, comme en témoignent les statistiques de l’année 2021 du service de Gynécologie-Obstétrique du centre Hospitalier Universitaire Communautaire.

Selon ces statistiques, 24% dans ce service sont représentés par des cancers gynécologiques dont 53% sont des cancers de sein, 35% sont des cancers du col de l’utérus et 13% sont des lésions précancéreuses.

Dorcas Bangui Yabanga