Les des aliments les plus commercialisés au marché de Boali est la viande boucanée qui devient rare ces derniers temps.

Selon les informations recueillies auprès du service des eaux et forêts, l’humidité est la première cause, car nous sommes en saison pluvieuse et les herbes poussent comme des champignons. Les animaux de la brousse en profitent pour se cacher, ce qui empêche les chasseurs à les atteindre.

Pour avoir des gibiers, les chasseurs sont parfois obligés de faire les pièges. « Nous utilisons les armes artisanales et les filets pour tuer ces gibiers. Parfois, c’est au péril de notre vie, puisque certains animaux de la brousse qui sont dangereux peuvent nous attaquer car les herbes les protègent », a expliqué Julien Bria, l’un des chasseurs de Boali.

Il a précisé que c’est la raison fondamentale qui fait qu’en cette saison pluvieuse, l’on constate l’absence de cet aliment sur le marché, car dès qu’il atteint le gibier, il vend à un prix élevé. Les commerçantes  de leur côté,  revendent très chère.

Un morceau de viande boucanée qui se vendait à 2000 F, est revendu de nos à 3500F.

Une commerçante explique à l’Oubangui Médias qu’elle a acheté un gros morceau de singe à 10.000 FCFA pour revendre à 12.500FCFCA.

Conséquence, cet aliment est difficile à trouver sur le marché de la localité, car le prix s’accroît de plus en plus.

« J’aime beaucoup consommer  les morceaux des viandes boucanées, mais pour le moment je ne peux pas en acheter car le prix a augmenté sur le marché », a dit Michelle Gbatouma, mère de cinq enfants habitant la ville de Boali.

Malgré tout,  Augustin Seleboe, secrétaire général de la municipalité de Boali pointe du doigt certaines commerçantes qui augmentent le prix de ces gibiers à leur gré. « Nous savons très bien que la saison pluvieuse a un impact négatif sur ce secteur, mais d’autres part, ces femmes  achètent ces aliments à vil prix alors que sur le marché, elles revendent très chère. Est-ce normal ? Comment voulez-vous que les Centrafricains mangent à leur faim? », s’est-il interrogé avant de souligner que la manière de vivre de ces administrés, dépend de la capacité financière d’un ménage à un autre. Et si l’on augmente les prix de cette viande pour le plaisir, comment les foyers qui sont économiquement faibles, vont-ils manger ?

Augustin Seleboe, propose aux ministères de commerce ainsi que des eaux et forêts, chasses et pêches de veiller sur ce secteur en vue de permettre à la population locale de souffler un peu.

La viande de chasse fait partie des aliments très consommés par des centrafricains. Mais la chasse se confronte à d’autres difficultés dont l’insécurité à travers le pays.

Judes Romain Koualet