La cérémonie de la signature d’un accord de partenariat a eu lieu ce jeudi 21 mars 2024 entre le ministre d’Etat Djoubaye Abazène de la Justice, des droits humains et de la bonne gouvernance et Léon Huchard, Directeur-Pays de l’International RUSCUE COMMITTEE (IRC). En quoi ce mémorandum pourrait être bénéfique pour l’Etat centrafricain ?
L’ONG Internationale IRC s’est implantée en RCA depuis 2006 et œuvre au profit de la population victime de violence sexuelle en temps de crise et les violences basées sur le genre. Elle appuie aussi le département de la justice dans la formation des magistrats et des acteurs judiciaires aussi dans l’élaboration du code pénal.
Le ministre d’Etat Arnaud Djoubaye Abazène a indiqué que compte tenu des nouvelles dispositions règlementaires il va falloir résigner le mémorandum d’entente pour permettre d’encadrer la collaboration entre l’IRC et son département, tout en saluant l’appui que cette organisation apporte dans le cadre de la révision des instruments de travail qui sont le code pénal et le code de procédure pénal : « Ce protocole d’accord vient matérialiser la collaboration avec le ministère aussi la contribution de l’IRC auprès des populations centrafricaines. Et surtout sur la stratégie de la lutte contre la violence basée sur le genre et des violences liées aux conflits. Et son expertise dans la révision du code pénal et de la procédure pénale. Ce document vient renforcer l’arsenal juridique et l’Etat de droit en RCA », souligne le Ministre d’Etat.
Léon Huchard, le Directeur-Pays de l’IRC, a précisé que cet accord va permettre d’ouvrir des nouvelles perspectives dans la protection des droits humains en RCA : « Nous avons une contribution significative dans la revue du code pénal en menant une analyse auprès des victimes de violence basée sur le genre et nous comptons aller plus loin peut-être aux formations des magistrats, et des différents acteurs de la justice. Cette analyse a donné pour la première fois la parole aux victimes de s’exprimer sur ce qu’elles pensent et attendent des situations qu’elles ont traversées. C’est aussi un appui non négligeable de ces groupes d’experts qui ont eu à travailler sur la revue du code pénal qui a abouti à la proposition des 32 recommandations faites afin de pouvoir améliorer le code pénal et le code de procédure pénale en RCA.»
Pour le membre du gouvernement, le pays va continuer à travailler en collaboration afin de promouvoir les droits humains en RCA et également aider à posséder à des révisions et différents instruments de travail pour permettre aux magistrats et tous les acteurs de la justice de travailler conformément aux normes nationales qu’internationale.
Christian Stève SINGA.

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