Nul ne doute que le basketball a jadis fait la gloire de Centrafrique. Aujourd’hui, le pays, bien que disposant des atouts, est loin de renouveler ses prouesses. Pour ce faire, la détection et la prédation des jeunes catégories confondues est l’une des solutions. C’est dans ce contexte que Oubangui Médias a pu rencontrer une pépite qui évolue encore à ce jour sous l’ombre. 

Florine Dayim Toileyo est cette jeune, future fauve âgée de 16 ans. Elle mesure  1,70 et pèse à ce jour 61 kilos. Bien qu’étant une fille, Florine a le goût du basketball qu’elle considère comme sa passion. Elève en classe de terminale série G 1A au lycée Technique de Bangui, elle est déterminée afin de sortir victorieuse dans sa carrière de joueuse de basket et dans le domaine académique.

« Je joue au basket depuis 2015 et à ce jour, je suis dans le club Don Bosco de Damala. Je me défends au poste d’ailier », nous a confié  Florine.

Sachant combien de fois il est difficile pour les filles de joindre les études et le ménage à la maison, Florine affirme qu’en plus de tout, elle arrive à dégager un temps conséquent pour s’entrainer au basketball : « Je joue au basket mais je prends à bras le corps mes études. Cela n’est pas un danger dans mes cursus scolaires car c’est une question d’organisation ».

Malgré les difficultés auxquelles fait face le basketball centrafricain, Florine garde l’espoir pour faire une carrière glorieuse dans cette discipline et surtout marquer l’histoire de la lutte pour la valeur féminine en Centrafrique. « Certes, j’ai l’ambition d’intégrer l’équipe nationale et de marquer ma carrière en tant que joueuse de basket, mais, j’ai aussi cette folle envie de devenir une femme leaders dans mon pays. Du coup, mes études sont prioritaires ».

Aujourd’hui, cela fait près de huit (08) ans que cette pépite évolue sous silence. Avec son club de Don Bosco de Damala, Florine a pu gagner plusieurs trophées qui obligent ses parents à l’encourager sur son chemin en tant que joueuse comme elle-même le témoigne : « Mes parents sont favorables afin que je continue de jouer au basketball. Mais, ils m’encouragent beaucoup plus à me donner à fond dans les études, une chose qui tient bien à cœur ».

Comme bon nombre de jeunes athlètes centrafricains, le problème  majeur de Florine  se situe au niveau d’équipement : « Mes réelles difficultés comme joueuse est que je ne dispose pas d’équipements adéquats pour bien m’entrainer. Cela constitue un véritable obstacle à mes performances car je n’arrive pas à appliquer certaines techniques par manque d’équipements », a-t-elle souligné.   

Notons que le Basket Ball est toujours considéré comme le sport roi des centrafricains. Mais depuis quelques années, cette discipline sportive a perdu sa lettre de noblesse. Les Bamaras n’arrivent plus à se faire valoir dans les tournois continentaux. Pour remédier à ce problème, plusieurs amateurs et amoureux du ballon orange, pensent qu’il est important de revoir les conditions du championnat national en misant sur la préparation et la détection des jeunes catégories féminine et masculine et surtout penser à la construction des infrastructures.

Brice Ledoux Saramalet