Une demande formulée lors d’un point de presse animé ce 3 octobre 2023 par l’observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), couplé avec le lancement officiel de cette organisation.

Selon les responsables, le but de cette organisation est de veiller à la bonne gouvernance en Centrafrique. L’OGDC est créé le 30 septembre. Elle se fixe comme objectifs la promotion de la bonne gouvernance démocratique, l’indépendance, l’autonomie des institutions républicaines en Centrafrique, conformément à leur devise:  Unité, Vérité et Justice.

A en croire Elysée Nguemalé,  le coordonnateur de l’OGDC, la mauvaise gouvernance, l’impunité des crimes, violation des droits de l’homme, détournement des fonds publics, le chômage et la pauvreté en milieu jeune sont les maux qui minent le développement de la RCA auxquels ils veulent s’attaquer.

C’est ainsi que l’OGDC prône la gestion durable des ressources naturelles, la culture démocratique, citoyenne, l’unité nationale et le respect des Droits de l’Homme.

Dès l’entrée en jeux de cette nouvelle organisation dite de la société civile, elle demande l’annulation immédiate de la nouvelle constitution car selon les membres de cette organisation, la révision de la constitution du 30 mars 2016 est faite dans l’optique de sauter les verrous limitant le nombre et la durée du mandat présidentiel en vue de permettre au président Faustin Archange Touadéra de briguer un troisième mandat.

Elysée Nguémalé coordonnateur de l’OGDC adresse un message au président de la République : « Monsieur le Président, nous vous avions élu démocratiquement, afin de nous diriger en parfaite collaboration avec les institutions républicaines que nous avions instituées dans notre constitution du 30 mars 2016 sur laquelle vous aviez prêtez par deux fois le serment de l’observer scrupuleusement. Vous brillez en manipulant les jeunes désœuvrés à l’incivisme. En se faisant, vous tombez ainsi sous le coup de l’article 124 de la constitution qui définit la violation du serment et la constitution ou l’entretien de milice comme actes de haute trahison que vous connaissez la sanction qui en découle ».

A cet effet, l’OGDC condamne le régime du président Faustin Archange Touadéra qui par « sa constitution élaborée par la voie anti-démocratique, risquera d’inciter ses concurrents à recourir à la force ».

À l’issue de cette conférence de presse, ils ont formulé des revendications notamment la multiplication par trois du salaire des soldats et par deux leur prime global alimentaire (PGA), leur dotation en moyen nécessaire pour leur permettre d’assurer la défense de la patrie et des institutions issues de la constitution du 30 mars 2016; la multiplication par deux des salaires de nos forces de sécurité intérieure, des enseignants du fondamentale 1et 2 et des personnels soignants. L’intégration des trois mille enseignants en attente d’intégration. L’augmentation à cinquante milles de bourse d’étude nationale; la réhabilitation immédiate du complexe sportif Barthélémy Boganda.

Déjà, cette organisation est critiquée par les proches du pouvoir. Selon eux, c’est une organisation de la société civile masquée car elle est constituée des membres du parti politique MLPC de Martin Ziguélé.

Milca Bissidi