En Centrafrique, la coupe anarchique des arbres pour la fabrication des charbons et les bois de chauffe, demeure une activité génératrice de revenu pour certains jeunes. Cependant, elle représente un grand danger pour l’environnement et la biodiversité.
Pour certains, c’est grâce à cette activité qu’ils tirent leur revenu. Paterne Wabangue vendeur de charbon au marché de Gobongo témoigne : « Je suis un étudiant à l’Université de Bangui, je vends du charbon pour subvenir à mes besoins quotidiens, payer les transports pour aller à l’université, payer le loyer et s’occuper de ma petite famille. Je suis le père de deux enfants c’est grâce à cela que je vis ».
Mais pendant que certains s’en servent pour subvenir à leurs besoins, d’autres s’inquiètent des conséquences environnementales. Véronique Nzanzaria, habitante du quartier cité Jean XXIII déplore pour sa part les conséquences de cette pratique qui représente un grand danger pour l’environnement.
« Les coupes anarchiques d’arbre pour la fabrication des bois de chauffe et du charbon ont des impacts néfaste sur l’environnement et la biodiversité, ce sont les arbres qui nous protègent et qui nous donnent de l’air et nous protègent des fortes pluies torrentielles ».
Face à cela, Saint cyr Adoum Fatiguét, Directeur exécutif de l’ONG Jeunes Volontaires pour l’environnement en Centrafrique JVE, alerte sur les conséquences des abattages anarchiques d’arbre servant de fabrication de charbon et les bois de chauffe en République centrafricaine.
« Vous savez l’homme a besoin de la nature donc, on est indispensable on doit vivre avec la forêt à côté. Alors nous tous, nous devons savoir la forêt joue un rôle très crucial dans la vie de l’homme pourquoi je le dis, d’abord dans un premier temps, la forêt contribue au développement économique, sociale et culturelle d’un pays. Sur le plan climat il est pondérant pourquoi je le dis comme ça, un arbre pour ceux qui ne savent pas joue un rôle capital c’est à dire, il capte les rayons ultra-violets que le soleil envoie vers la terre et il transforme en l’oxygène et c’est ça qui nous permet de bien respirer sur cette terre ».
« Non les sociétés forestières en République centrafricaine ne contribuent pas à la protection de l’environnement, les sociétés forestières leurs rôles c’est de couper seulement les arbres et de le vendre eux c’est le capitalisme c’est la recherche du profit ils ne protègent aucune forêt je peux le dire. Donc c’est à nous de la société civile, de surveiller leurs activités et de dénoncer en public et au gouvernement c’est notre rôle », a-t-il ajouté.
Couper les arbres de manière anarchique pour en faire du bois de chauffe et du charbon demeure encore une préoccupation. Toutefois, les produits issus de cette fabrication restent un élément important pour la cuisson. Le gouvernement et les ONG qui œuvrent pour la protection de l’environnement sont appelés trouver moyen le plus approprié pour remédier à cette problématique.
Arnold Ange Finmini

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