Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique, le Pr. Jean Laurent Sissa Magale a reçu en audience la délégation du Groupe Collège Paris qui va ouvrir dans bientôt ses portes en Centrafrique. Cette nouvelle université va proposer des cours sur la digitalisation et l’intelligence artificielle.
Cette école est installée dans plusieurs pays d’Afrique et en France. Elle offre des opportunités aux étudiants au monde extérieur et des meilleures conditions d’étudier. Nelly Guerendo, présidente de l’association des femmes dévouées, déterminées l’Ambassadrice du Groupe Collège Paris, celle qui a facilité ce contact explique les raisons qui l’ont poussé à saisir cette opportunité pour que ce groupe soit effectif en Centrafrique : « J’ai vu que cette université a beaucoup d’opportunités et des atouts pour notre pays. Lors de leur passage à Libreville, j’ai été invitée pour participer à l’ouverture de leur Campus et j’étais vraiment impressionnée par le projet à travers les différents programmes. Je me suis rapprochée d’eux et j’ai fait un plaidoyer pour mon pays. Ils n’ont pas hésité par la suite de venir à Bangui explorer les pistes de cette installation prochaine ».
Jean Itou, Vice-président du Groupe Collège de Paris, promoteur de l’école supérieure française dans plusieurs pays se dit heureux d’être là : « Aujourd’hui, nous sommes très heureux d’être en Centrafrique pour amener des filières d’intelligence artificielle mais aussi du digital, de l’informatique. On pourra avoir de bons profils d’abord pour le marché centrafricain, mais aussi à l’extérieur. Nous avons trouvés des locaux au centre-ville. Nous allons lancer le recrutement très prochainement », annonce-t-il.
Il a indiqué que les cibles de cette nouvelle université sont des titulaires de baccalauréat et de licence pour leur rendre professionnels : « Nous avons des métiers professionnalisant qui mènent vers l’emploi. Nous allons à l’école pour travailler et faire un métier que l’on aime. Une personne qui fait la banque finance plus le digital est sûr de travailler parce qu’il n’est pas obligé d’être banquier devant un guichet mais il peut fabriquer des applications. La Covid-19 nous a montré finalement que le digital c’est l’avenir », a-t-il expliqué.
D’après Jean Itou, les bacheliers peuvent faire un concours du génie en informatique et le génie du digital qui va se passer sur tout le territoire Centrafricain. Ceux qui ne peuvent pas venir à Bangui vont composer en ligne. « Donc, on va mettre en place une plateforme. L’idée est de donner des bourses d’études dans lesquelles on va détecter les bons cerveaux. Le test va se baser sur l’informatique. Le concours d’entrée aura lieu en mi-mai et après il y’aura une cérémonie de remise des prix », a précisé Jean Itou.
De son côté, le Pr. Jean Laurent Sissa Magale, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Innovations Technologiques revient sur cette rencontre : « C’est une opportunité pour le pays, parce qu’il va avoir des fenêtres qui permettent d’avoir une large ouverture de compétences. C’est l’occasion pour que nos étudiants puissent se confronter à l’excellence. Nous sommes en train de travailler pour pouvoir avoir une université régionale pour permettre aux enfants qui sont peut être au fond de la Centrafrique d’avoir la possibilité d’accéder à cela. S’ils ont eu le concours et n’ont pas les moyens, l’école dispose de cette possibilité de les accompagner. Dans la discussion, il est possible de mettre en place des projets pour avoir des formateurs en digital. Nous encourageons énormément la création de cette université ».
Notons que la particularité de cette école est que tous les étudiants seront en uniforme, ils auront un enseignement par projet c’est à dire que les cours ne seront pas dictés mais seront envoyés par mail et quand ils viennent en classe, c’est pour pratiquer et le seul outil que l’école demande aux étudiants c’est leurs ordinateurs. Pour ceux qui viennent des familles défavorisées, l’université pourra étudier les possibilités d’offrir des ordinateurs.
Milca Bissidi

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