La session de formation sur le renforcement des capacités des institutions et des acteurs de la société civile en matière de monitoring des droits humains s’est achevée le 20 février 2026 à Bangui. Organisée du 16 au 20 février par le Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA), cette initiative a réuni plusieurs représentants d’organisations nationales engagées dans la promotion et la défense des droits fondamentaux.
Cette formation de cinq jours visait principalement à renforcer les capacités des participants dans l’élaboration des rapports alternatifs destinés aux différents organes de traités des Nations unies, notamment ceux siégeant à Genève. Elle a également permis d’approfondir les connaissances relatives aux droits économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’aux mécanismes internationaux de protection des droits humains.
Diane Perpétue Adoum, directrice coordonnatrice de l’ONG Fille Femme de Centrafrique et militante de la société civile, s’est félicitée de la tenue de cet atelier. « Cet atelier est capital pour les organisations de la société civile. Il renforce notre capacité en matière de rédaction de rapports alternatifs et de plaidoyer auprès de nos partenaires, afin d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a-t-elle déclaré.
De son côté, Gérard Perrolin, ancien administrateur du fonds de la Ville de Genève dédié à la solidarité internationale, a rappelé le rôle essentiel des organisations non gouvernementales dans la consolidation de l’État de droit et la mise en œuvre des engagements internationaux.
« Le rôle des organisations non gouvernementales consiste également à veiller au respect des engagements pris par les États, à accompagner la mise en œuvre des traités ratifiés et à contribuer à relever les défis liés à la santé, au droit à l’éducation gratuite pour tous, ainsi qu’à la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes en période de conflit », a-t-il souligné.
Pour sa part, Eho Agbeti, représentant du Centre d’Études Juridiques Africaines (CEJA), a exprimé sa satisfaction quant aux résultats obtenus à l’issue de cette session. « Les attentes initiales ont été globalement satisfaites. Il s’agit désormais de se projeter vers l’avenir en mettant en pratique les notions acquises. Les organisations de la société civile sont appelées à renforcer leur dynamique interne afin d’élaborer des rapports alternatifs pertinents, de concevoir des projets structurés et finançables », a-t-il expliqué.
Durant ces cinq jours, les participants, représentants de la société civile, d’ONG et d’associations nationales, ont formulé plusieurs recommandations ainsi que des pistes de solutions destinées aux partenaires techniques et financiers, en vue d’un meilleur suivi des engagements de l’État en matière de droits humains. Arnold Ange Finmini

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