Le ministère des transports avait lancé le 05 septembre dernier à Bangui, l’opération de contrôle des motocyclettes pour identifier ceux qui exercent dans la légalité. Plusieurs mototaxis ont été confisquées pour manque de pièces administratives et des documents légaux. A en croire le directeur général des transports Nono Wenceslas Nguélékoumon, le bilan de l’opération est positif. Il répond aux questions de l’Oubangui Médias.
Oubangui Médias: Monsieur Nono Wenceslas Nguélékoumon bonjour. Vous êtes directeur général des transports de surface. Quel bilan faites-vous du contrôle des mototaxis lancé il y a quelques semaines à Bangui ?
Nono Wenceslas Nguélékoumon: Bonjour madame le journaliste. Nous avons lancé il y a de cela un mois un contrôle des motos car elles doivent avoir leurs papiers. Et comme nous avons constaté dans ces derniers temps la recrudescence des accidents de circulation ainsi que l’insécurité grandissante liée aux activités des mototaxis, c’est pourquoi, sous l’instruction de son Excellence monsieur le ministre de Transport, nous avons commencé ce contrôle. Et je pense que le résultat est positif parce que nous avons mis la main sur plusieurs motos et de l’ensemble de ces motos, les propriétaires sont entrain de venir pour se mettre en règle. Voilà de façon un peu brève le résultat que je peux vous montrer.
Oubangui Médias : Selon des informations que l’Oubangui Médias a reçues, au moins 60% des motos réquisitionnées appartiendraient aux porteurs des tenues. Est-ce qu’on peut dire que c’est un autre défi pour ce contrôle ?
Nono Wenceslas Ngélékoumon: Oh non, 60% c’est faible madame le journaliste. Entre 80 à 90% des motos qui circulent dans la ville de Bangui appartiennent aux porteurs des tenues. Vous-même vous êtes témoins de ce qui vient de se passer tout à l’heure.
Ce sont des porteurs de tenue qui sont venus pour me voir pour la libération de leurs motos. Mais nous leur disons que si c’est une moto de service, on peut libérer. Mais si c’est une moto destinée au transport en commun, c’est plus grave car elles doivent être en règle avec l’État. Parce que les ressources domestiques collectées permettront à l’Etat de faire face à ses obligations régaliennes à savoir le paiement régulier de salaire, la construction des écoles, la construction des routes, et surtout que nous traversons une période un peu difficile avec la tension de trésorerie. Il faudra que chaque département ministériel puisse déployer des efforts pour que les miettes qui se trouvent dans le département soient drainé au trésor public afin de permettre à l’Etat d’avoir des ressources suffisantes en vue de financer la politique du gouvernement.
Oubangui Médias: Que répondez-vous à ceux qui pensent que votre direction n’a pas assez sensibilisé les conducteurs des motos taxis sur l’importance de ce contrôle ?
Nono Wenceslas Nguélékoumon: Non, on a beaucoup sensibilisé sur ce contrôle. En réalité, ce contrôle devrait se faire avant le referendum, mais ensemble avec les responsables des conducteurs des taxis motos, nous nous sommes dit « laissez le temps au temps » et le temps est déjà arrivé pour que nous puissions faire le travail et assainir le secteur. Je profite de votre micro madame le journaliste pour dire qu’à partir du 10 janvier 2024, tout ceux qui n’ont pas de papier et casque ne vont pas entrer dans la ville de Bangui parce que nous avons l’obligation de protéger la population car nous sommes dans un État et l’État doit tout faire pour que la vie de la population soit protégée.
On ne peut pas permettre aux gens de travailler sans ces équipements. Car si vous allez sous d’autres cieux, tous les conducteurs de moto ont des casques et en cas d’accident, ils sont protégés. Faites un tour à l’hôpital communautaire de Bangui, au service de la traumatologie, vous allez pleurer pourquoi parce qu’il y a trop d’accidents de circulation.
Oubangui Médias : Avez-vous un message à lancer aux propriétaires et conducteurs des mototaxis?
Nono Wenceslas Nguélékoumon: Le message que je peux lancer à l’endroit des propriétaires et les conducteurs des mototaxis, c’est d’être en règle. Avoir sa carte grise qui est l’acte de naissance d’un moyen roulant, car comment tu peux mètre au monde un enfant et l’enfant n’a pas son acte de naissance et tu es tranquille? Nous pensons que c’est inadmissible! Donc les gens doivent venir s’acquitter de leurs droits. Car ici il y a deux situations : les particuliers doivent aller dans le service pour faire leurs papiers régulièrement et ceux qui ont payé les motos qui sont destinées à l’activité commerciale doivent aller au niveau du guichet des motos. Là, il y a un représentant chacun de la douane, des impôts, des syndicats des mototaxis et celui du Ministère des Transports qui sont dans ce guichet pour faire les dossiers.
Donc, nous faisons notre travail correctement. On n’a pas de pression et en cas de besoin, on rendra compte à son Excellence Monsieur le ministre de transport. Voilà de façon la plus simple ce que je peux vous dire.
Oubangui Médias : Monsieur le Directeur général, nous vous remercions.
Nono Wenceslas Nguélékoumon: c’est moi de vous remercier pour ce travail remarquable que vous faites pour informer vos lecteurs.
Interview réalisée par Diana Deran

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