Le e-gouvernement appelé aussi administration électronique est défini par le government task force de l’Etat du Texas comme des « activités gouvernementales qui s’opèrent par des processus numériques dans le cadre d’un réseau informatique, généralement l’Internet, entre l’administration et des membres du public ainsi que des entités du secteur privé, en particulier des entités réglementées.

Ces activités concernent généralement l’échange électronique d’informations dans le but d’acquérir ou de fournir des produits ou des services, de passer ou de recevoir des commandes, de fournir ou d’obtenir des informations, ou de réaliser des transactions financières ».

Ainsi selon l’Indice de Développement de l’Administration en Ligne (EGDI) 2020 des Nations Unies, la Centrafrique est dans le bas du tableau mondial (190/193). Ce retard dans l’e-gouvernement se constate dans plusieurs services de l’Etat, notamment le paiement d’impôts, de factures, l’ouverture d’entreprises,…Si la République Centrafricaine à l’instar d’autres pays du continent sont à la traine dans ce domaine, les Nations Unies ont regretté que « des lacunes persistantes en matière d’infrastructure et de développement du capital humain ont empêché de nombreux pays de cette région de passer aux niveaux supérieurs ».

Si certains Etats ont décidé de mettre en place leur politique de e-gouvernement, les autorités centrafricaines devront s’en inspirer surtout que la pandémie de Covid19 et les restrictions ont montré l’intérêt de la numérisation de diverses procédures administratives. Cela revêt plusieurs enjeux, notamment  l’amélioration de la gestion publique et la simplification des prestations de services pour satisfaire les besoins des usagers.

  Junior Max Endjigbongo