Le comité de pilotage du projet TRI a tenu sa sixième réunion, organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Cette rencontre de deux jours a réuni les partenaires techniques, les responsables du projet et plusieurs acteurs impliqués dans sa mise en œuvre. Elle vise à faire le point sur les réalisations de l’année 2025, de valider les activités futures et de réfléchir à la fin du projet.

Cette réunion s’inscrit dans un exercice de gouvernance stratégique. Elle vise à garantir que les activités du projet respectent les objectifs fixés dès le départ. Les membres du comité ont ainsi examiné l’état d’avancement des activités, identifié les difficultés rencontrées et proposé des solutions pour améliorer l’efficacité du projet.

Il s’agit notamment de la présentation du rapport d’avancement du projet pour l’année 2025 (PIR 2025), de l’examen du plan de travail et du budget pour la période 2025-2026, ainsi que de l’organisation d’une réflexion sur la stratégie de sortie du projet.

Au cours des travaux, les membres du CoPil ont examiné les progrès réalisés en 2025. Le projet TRI, qui intervient principalement dans la restauration des paysages forestiers, a enregistré des résultats jugés encourageants.

Parmi les avancées majeures, le nombre d’hectares restaurés a été mis en avant. Ce résultat est particulièrement important dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, qui affectent fortement les écosystèmes et les communautés locales. Les participants ont également validé le plan de travail et le budget pour l’année 2026. Cette validation montre la volonté des acteurs de poursuivre les efforts engagés, tout en améliorant la planification des activités. En outre, une stratégie de sortie du projet a été présentée et approuvée. Cette étape est essentielle, car le projet approche de la fin de sa phase contractuelle.

La réunion a aussi été marquée par la participation active des partenaires techniques, notamment le WWF, l’ISDR, l’ICRA et le consortium PPP. Chacun de ces partenaires a présenté ses activités à travers des exposés suivis d’échanges en plénière.

Ces discussions ont permis de mieux comprendre les actions menées sur le terrain, mais aussi de partager les expériences et les difficultés rencontrées. Les membres du comité ont ainsi pu formuler des recommandations pour améliorer la mise en œuvre du projet.

Le coordonnateur national du projet TRI, Maxime Gbaram, a expliqué que cette réunion est un moment clé pour présenter les réalisations et les défis du projet. Selon lui, le projet joue un rôle important dans la lutte contre le changement climatique. Il a notamment permis de Mobiliser les communautés locales autour des activités de restauration des paysages forestiers: « Nous avons observé une forte participation des communautés ces derniers mois. Cela montre que les populations commencent à s’approprier les actions du projet », a-t-il déclaré.

Le projet intervient dans plusieurs zones du pays, notamment à Bangui et ses environs, dans la commune de Pissa à Mbaïki, ainsi que dans les régions de Berbérati et Bayanga. Ces zones sont particulièrement concernées par la dégradation des terres et des forêts. Comme tout projet, le TRI a une durée limitée. Aujourd’hui, il arrive progressivement à sa fin. Les discussions ont donc porté sur la manière d’assurer la continuité des actions après la clôture officielle.

Pour Maxime Gbaram, la solution passe par une meilleure implication des bénéficiaires. L’objectif est que les communautés locales puissent continuer les activités de restauration et de gestion durable des ressources naturelles, même après la fin du projet. Il a également souligné l’importance de renforcer les acquis déjà obtenus, afin d’éviter que les efforts réalisés ne soient perdus.

De son côté, Jean Jacques Urbain Mathamale, membre du comité de pilotage, a salué les efforts réalisés tout en reconnaissant les difficultés. Selon lui, le comité a examiné avec attention les rapports et les communications présentés par les différents acteurs. Il a noté qu’il y a des progrès, mais aussi de nombreux défis à relever. Parmi les difficultés mentionnées figurent les problèmes de mobilisation des ressources, les contraintes liées au changement climatique et certaines limites dans la coordination entre les partenaires: « Nous avons constaté qu’il y a des efforts, mais aussi beaucoup de difficultés. Il faut corriger certaines imperfections et donner plus de dynamisme aux parties prenantes », a-t-il indiqué.

À l’issue de la réunion, les membres du CoPil ont formulé plusieurs recommandations. Ces propositions visent à améliorer l’efficacité du projet dans sa phase finale. Il s’agit notamment de renforcer la coordination entre les acteurs, d’améliorer la gestion administrative et financière, et de lever les obstacles techniques identifiés. Les participants ont également insisté sur la nécessité de capitaliser les résultats obtenus. Cela signifie qu’il faut documenter les bonnes pratiques et les partager pour inspirer d’autres initiatives similaires.

Malgré les difficultés, le projet TRI apparaît comme une initiative importante pour la Centrafrique. Il contribue non seulement à la restauration des écosystèmes, mais aussi à la sensibilisation des populations aux enjeux environnementaux. La sixième réunion du comité de pilotage a ainsi permis de faire un bilan global du projet, de préparer les prochaines étapes et de tracer les perspectives d’avenir. Alors que la fin du projet approche, les acteurs restent mobilisés pour consolider les acquis et assurer la durabilité des actions engagées. L’enjeu est désormais de transformer ces résultats en solutions durables pour les communautés et l’environnement.

Gisèle Yassoungombi Gbézoua