L’Association Nationale d’Appui aux Femmes et Filles (ANAF) libres victimes de violence en situation de détresse avait bénéficié de l’appui de l’ambassade de France à Bangui pour le projet d’Appui à la réinsertion socio-économique des survivants (tes) de violences sexuelles. Ce projet a permis aujourd’hui d’atteindre des résultats escomptés, selon les responsables de ladite organisation nationale.

La Centrafrique enregistre malheureusement de nombreux cas de violences sexuelles depuis les conflits armés de 2012.  A cause de l’insécurité, du banditisme voire de la consommation abusive des drogues et stupéfiants, les cas d’agression sexuelle sont devenus courants dans les communautés.

Pour atténuer les souffrances des survivants (tes) de ces pratiques sexuelles néfastes, l’appui de l’Ambassade de France était déterminant pour aider cette organisation nationale à assouplir les souffrances des survivants (tes).

Cinq principaux indicateurs ont été définis. Le premier qui est l’appui à l’installation et au financement d’activités génératrices de revenu  (AGR) de six groupe de six survivants(tes), a permis de créer une AGR sur le métier de la couture. Au total 48 bénéficiaires ont acquis de connaissances et se sont lancés dans cette activité. Ils ont contribué au travail de la confection des caches-nés artisanaux pour lutter contre le Covid-19.

« Sur ce premier indicateur, une AGR sur la coiffure a été créée au bénéfice de 12 personnes. L’ANAF a équipé son centre de formation en outils d’apprentissage. Aussi, l’ANAF négocie des emplois à ses bénéficiaires », a fait savoir Euphrasie Nanette Yandoka, coordonnatrice nationale de l’ANAF.

Le premier indicateur a aussi permis de créer l’AGR de la décoration et de l’évènementiel. Pour cette activité, 19 bénéficiaires ont été formés. Une synergie est alors créée entre les trois métiers pour la recherche des marchés.

Le deuxième indicateur se focalise sur l’appui à l’installation et au financement d’AGR de trois groupes de six personnes.  L’appui à la formation des mécaniciens chauffeurs, le troisième indicateur, a visé cinq mécaniciens qui disposent aujourd’hui des permis de conduire.

Le quatrième indicateur de ce projet concerne l’appui à la conception et à la mise en œuvre de projet professionnel innovant via l’accompagnement de six groupes de huit personnes. « Pour cet indicateur, 48 personnes ont été formées en AGR. Le dernier indicateur concerne l’appui à la réalisation du projet professionnel innovant via l’accompagnement de trois groupes de six survivants », a ajouté la présidente de l’ANAF.

En effet, tous les résultats du projet ont été atteints, malgré les difficultés rencontrées au cours de l’exécution dudit projet. La pandémie de la Covid-19 a impacté négativement sur les activités de formation ainsi que l’insécurité à un moment donné dans le pays. Les coupures intempestives d’électricité ont joué sur l’utilisation des machines pendant les formations. Ce projet ambitieux disposait des ressources limitées pour sa mise en œuvre.

L’ANAF, créée en septembre 2013 au pire moment des violences dans le pays, dispose aujourd’hui d’un siège et d’un centre de formation  ouvert le 02 février 2021.

Jean Ngbandi