Dans le cadre du partenariat entre le gouvernement centrafricain et le programme alimentaire mondial (PAM), un atelier a été organisé pour la validation des résultats de l’étude sur le coût de la faim en Afrique.

Après les moultes crises militaro-politiques récurrentes l’insécurité alimentaire a impacté la vie quotidienne des enfants, femmes et jeunes.

Pour Aline Sanzu, Représentante residente pour le programme alimentaire mondial en République Centrafricaine (RCA) ces travaux témoignent de la détermination de tous les acteurs a tracé une voie claire vers l’objectif commun d’atteindre zéro faim d’ici 2030. Tout on encourageant un dialogue national  sur la lutte contre la faim Une mission qui est poursuivi ensemble depuis 68 ans, de réduire le taux de malnutrition. »

Dans cette mauvaise posture, une étude témoigne d’un engagement remarquable pour relever le défi face à l’insécurité alimentaire, la RCA demontre une volonté ferme de s’attaquer aux défis majeurs posés par la malnutrition infantile un fléau qui entrave le développement socioéconomique du pays.

Brigitte Izamo : « Cette étude permet aux pays participants d’évaluer les impacts de la malnutrition, notamment en termes de pertes économiques. Lorsqu’un enfant est atteint de malnutrition, il perd ses capacités physiques et cognitives, et sa croissance normale est compromise, ce qui affecte son développement personnel. Les résultats obtenus montrent l’impact de la malnutrition sur la santé, l’éducation et l’économie d’un pays. Ils permettront au gouvernement et aux partenaires de mener des actions pour réduire, voire éradiquer ce phénomène en Centrafrique. Les défis sont énormes, surtout en termes de pertes de PIB : la Centrafrique a perdu plus de 1,9 milliard de dollars en raison des coûts liés à la malnutrition, une perte qui affecte directement le capital humain »

Aline Samu, Représentante du PAM, a rassuré : « Le PAM s’est engagé au côté du gouvernement pour réaliser cette étude avec des objectifs précis, fournir des données probantes et chiffrées, soutenir le concept de développement du capital humain, sensibiliser aux enjeux de l’agenda 2030, aider le gouvernement à prendre des décisions éclairées, et renforcer la coordination des interventions multisectorielles. Au-delà de cette étude, le PAM poursuit sans relâche son combat pour un monde sans faim, à travers diverses initiatives prévues dans notre plan stratégique pour la Centrafrique, de 2023 à 2027 permettrons de mobiliser. »

Il est à noter que cette étude (Coha) est une initiative continentale  de l’union africaine, de Nepad, à ce jour 23 pays africains ont participé qui vise à quantifier l’impact économique de la malnutrition infantile on examinant ces répercussions sur la santé, l’éducation et la productivité.

La participation essentielle des partenaires entre autres, l’Unicef, la banque mondiale,  la RCA avait officiellement lancé cette étude le 12 mars à Bangui. Grâce à l’engagement de chacun les résultats résultats fourniront au gouvernement centrafricain des arguments solides pour sensibiliser le public, les décideurs et les partenaires au développement aux défis de la malnutrition.

Le PAM s’est engagé auprès du gouvernement pour réaliser ses études, fournir des évidences fortes et chiffrées, pour démontrer la nécessité de chiffrer le coût de l’inaction, soutenir le concept de gain en capital humain, d’augmenter l’investissement dans la nutrition

Zarambaud Mamadou