Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJRCA) a présenté le mardi 14 juin 2022 l’idée d’une proposition de loi aux élus de la nation dont l’objectif principal consiste à la création d’un cadre juridique, portant protection et promotion de la jeunesse en RCA.

Depuis l’année passée,  le CNJRCA a entamé un projet de doter la jeunesse centrafricaine d’une loi portant la promotion, la protection et la participation des jeunes au processus de la prise des décisions. C’est après quelques diagnostiques des cadres légaux et les lois qui existent dans le pays, que le constat a été fait. Selon lequel, plusieurs textes freinent la participation des jeunes aux instances de prise des décisions. En Centrafrique, il existe plusieurs lois qui sont en faveur des femmes, de l’enfance, une loi protégeant les travailleurs, beaucoup des lois qui existent mais il n’en a pas en faveur de la jeunesse centrafricaine. L’occasion est pour ces jeunes de faciliter cela, de sensibiliser les députés mais surtout par cette proposition de pouvoir donner de la place aux jeunes centrafricains.

Pamela Audrey Derom, présidente du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine donne plus des précisions : « La tenue de cette rencontre constitue pour nous jeunes, une opportunité à saisir en vue d’une réflexion approfondie et d’une solution concertée aux problèmes que posent l’absence d’un cadre juridique pouvant favoriser notre protection et notre promotion. D’où la nécessité pour nous tous, de privilégier une réflexion commune ainsi qu’une mutation des moyens et des actions coordonnées en faveur de cette initiative ».

 « Puisque nous les avons déjà réunis ici l’année passée pour présenter les résultats de d’étude menée par le consultant, aujourd’hui, c’était de jeter les bases de cette proposition et d’avoir leurs adhésions et leurs contributions, de les avoir comme partenaires des jeunes puisque ce sont les jeunes qui les ont élu massivement» a-t-elle ajouté. 

Les résultats attendus sont de renforcer le faible statut juridique et social de la jeunesse qui a été détériorée depuis quelques décennies, ayant ouvert la voie à toutes les formes de manipulation au sein des communautés eu égard à sa vulnérabilité naturelle.

Notons que, la résolution 2250 a été adoptée à la demande des jeunes, de leurs organisations, et de la société civile en se fondant sur trois principales nécessités. En premier lieu, suivant la recommandation de la déclaration d’Amman en Août 2015 ; en deuxième lieu, l’urgente nécessité de mobilier les jeunes artisans de paix pour en faire la promotion et lutter contre la violence ; en fin le besoin d’apporter un appui significatif aux initiatives de consolidation de la paix et de prévention de conflits par les jeunes.

Ainsi, la résolution 2250 a prévue prendre en compte la place prioritaire de la jeunesse et la considère comme un acteur incontournable dans les processus de paix, de prévention et la résolution des conflits.

Dorcas Bangui yabanga