Le samedi 20 juin 2026, à l’occasion de la Fête de la musique, la Maison Russe a ouvert ses portes à près de 80 enfants de l’École Dimanche (ECODIM) de l’Église Apostolique de Brazza, située dans le 5ᵉ arrondissement. Ce rendez-vous, né d’un imprévu, s’est transformé en une véritable initiation culturelle et musicale pour ces jeunes élèves.
À l’origine, les enfants devaient visiter le Musée Boganda afin de découvrir les richesses de la culture centrafricaine. Mais, faute d’accueil sur place, le groupe s’est retrouvé sous le soleil, cherchant une alternative. C’est alors que la Maison Russe est apparue comme une solution providentielle. « Aujourd’hui, pour nous, c’était le second plan de Dieu », confie Josué Peter Mandandakou, moniteur de l’école. Selon lui, cette rencontre imprévue a pris des allures de bénédiction.
Installés dans une salle spécialement aménagée, les enfants ont pu découvrir divers instruments, traditions musicales et expositions. Pour beaucoup, c’était une première immersion dans un univers artistique élargi, allant au-delà des frontières nationales. « Les enfants participent à une activité capitale qui fait partie de notre éducation : la musique, la tradition, les instruments », souligne Mandandakou, visiblement ému par l’accueil chaleureux reçu malgré le nombre important d’élèves.
Le moniteur n’a pas manqué de rappeler l’importance de cette opportunité : « Merci à Dieu le Père qui a permis que nous soyons là. Et deuxièmement, merci à la Maison Russe qui, malgré l’imprévu, nous a accueillis. Que Dieu vous donne la force de continuer dans cette activité. » Ces mots traduisent la reconnaissance d’une communauté qui voit dans la musique un outil d’éducation et d’ouverture au monde.
Au-delà de l’aspect festif, cette journée illustre la capacité de la culture à rapprocher les peuples et à offrir aux enfants des horizons nouveaux. La Maison Russe, en accueillant ces jeunes, a permis de transformer un contretemps en une expérience inoubliable.
Cet épisode rappelle que la musique n’est pas seulement un art, mais aussi un langage universel capable de créer des ponts entre les cultures. Et ce langage a résonné comme une véritable harmonie du destin.
Dieu Béni Anderson Kabou

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