Durant deux jours, du 2 au 3 mars 2026, la salle de conférence de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a vibré au rythme des échanges entre autorités nationales, partenaires techniques et représentants des éleveurs et agriculteurs. Au cœur des discussions, la prévalidation du document stratégique sur la gestion de la transhumance transfrontalière en République centrafricaine.
Organisée par le Ministère de l’Élevage et de la Santé Animale, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cette rencontre interministérielle nationale s’est tenue sous le très haut patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Une marque significative et d’engagement fort des plus hautes autorités pour une question aussi sensible que stratégique, qui leur a permis l’élaboration de deux documents. « Le premier document mise en place par le ministère en question, et qui n’est que propre pour la RCA, porté sur la stratégie nationale de gestion de la transhumance en RCA. Et le second document mise en place par la FAO et CDH sur la stratégie commune de la transhumance qui touche les trois pays à savoir la RCA, le Tchad et le Cameroun ». A souligné Soumaïn Haroun chef de mission au ministère de l’élevage et de la santé animale.
La transhumance transfrontalière, une pratique ancienne essentielle à la survie de milliers de familles pastorales, constitue également un défi majeur en matière de sécurité, de cohésion sociale et de développement local. Les mouvements saisonniers de bétail, souvent sources de tensions entre éleveurs et agriculteurs, nécessitent aujourd’hui un encadrement modernisé et concerté.
Durant les travaux organisés en sous groupe, les participants issus de plusieurs départements ministériels, des collectivités locales et de la société civile, ont examiné en détail les axes stratégiques du document : sécurisation des couloirs de transhumance, mécanismes de prévention et de gestion des conflits, renforcement de la coopération avec les pays voisins et amélioration de la gouvernance du secteur pastoral.
Dans une atmosphère studieuse mais constructive, les échanges ont permis d’intégrer des recommandations concrètes, tenant compte des réalités du terrain. « Il s’agit de garantir une transhumance organisée, pacifique et bénéfique à l’économie nationale », a souligné un responsable du secteur sous couvert d’anonymat.
Cette étape de prévalidation traduit la volonté du gouvernement centrafricain d’anticiper les crises liées aux mouvements transfrontaliers et de faire de l’élevage un levier de stabilité et de croissance. Prochaine étape : l’adoption officielle du document par ces trois Etats et sa mise en œuvre progressive sur l’ensemble du territoire.
Héritier Pappus BVIII

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