Introduction

Le monde dans lequel nous vivons nous pose chaque jour de nouveaux défis auxquels la pédagogie communicationnelle ou conversationnelle ne peut pas rester étrangère. Parmi les questions clés auxquelles doit faire face le République Centrafricaine figurent en premier rang celles du développement, de nouvelle forme de démocratie, de nouvelle forme de citoyenneté, de nouvelle forme de participation, qui puissent permettent de lutter contre les discriminations, les intolérances et les multiples formes de racisme. 

La promotion de la communication et des médias devient cependant, un outil essentiel pour le développement, pour l’éducation, pour l’ouverture d’esprit et le réveil de la conscience physique….d’une société.

L’on ne s’aurait concevoir une démocratie digne de ce nom sans une presse professionnelle, responsable et qui s’impose effectivement comme un ‘’quatrième’’ pouvoir.

Cette immense responsabilité qui incombe aux professionnels des médias ne peut se mériter que si elle se légitime par le strict respect des textes des lois, mais aussi, et surtout, si elle est soutenue.

En participant au Dialogue Républicain 2022, c’est-à-dire, plus d’une quinzaine d’années après les Etats Généraux de la presse tenus en 2007, les médias ont totalisé plusieurs années d’opacité, d’indifférence et d’inertie ; malgré cela, les professionnels des médias ont ainsi essayé d’offrir une image de qualité, au service du développement de la République. De ce fait, ils ont contribué efficacement, entre autre à la couverture de dernières élections groupées de 2021 et à la  sensibilisation des populations sur la pandémie de Covid-9.

Nous sommes donc l’épicentre et non acteur de second plan dans le processus de la paix et du vivre ensemble. C’est pourquoi ce Dialogue vient à point nommé et se veut capitale pour nous professionnels de médias de Centrafrique.

Apres analyse de nos conditions de vie, de travail et surtout de sécurité qui a atteint son paroxysme avec la crise que le pays connait, nous refusons de croire que : « ce métier que nous exerçons serait-il le sacrifié de l’histoire de notre pays ? »

La pauvreté, la corruption, le manque de structures de formations de qualité sont quelques-uns des problèmes qui entravent l’émergence d’une communication d’envergure internationale.

La mission des médias dans le contexte de notre pays est multiple : la revalorisation du métier, la promotion, la diffusion et l’échange interculturel en utilisant les principes de l’information, de la communication et de l’éducation interactive pour le développement à l’intérieur et à l’extérieur de Centrafrique.

Ce que vous ferez pour nous…sans nous…sera comme un vêtement que vous n’aurez pas confectionné sur mesure pour nous…Le résultat sera que vous aurez perdu l’étoffe, sans que nous soyons habillés.

 POURQUOI ET COMMENT NOUS SOUTENIR ?

Figurer parmi les priorités du gouvernement

Intégrer les Médias dans des projets de développement : Contribue à la réflexion sur le développement durable et à sa promotion par l’accompagnement de la mise en œuvre du développement durable. Tout en créant un espace, d’échanges, de valorisation et de diffusion des pratiques en matière de développement communicationnelle, en direction :

Des acteurs locaux des politiques territoriales de développement durable ;

Des décideurs nationaux et internationaux par des débats et des plaidoyers pour enrichir la réflexion et à promouvoir le développement durable aux niveaux local, national, voire international ;

Des citoyens et des mouvements de la société civile. Pour l’élaboration et le partage des savoirs et objectifs de l’Etat.

Nous faisons un transversal, plus largement, nous constituons un outil de développement, de communication, de sensibilisation et d’échange interculturel entre les populations établies en Centrafrique et ailleurs.

CREATION D’UN FONDS DE DEVELOPPEMENT DES MEDIAS

Cette priorité nécessitée bien entendu des moyens humains et financiers, des idées volontés bien établies. Trouver des moyens financiers pour nous permettre de mener un programme ambitieux d’actions dans les orientations présentées par le Gouvernement.

FORMATION

De la question de formation, notamment la formation continue et permanente la création d’une Ecole Supérieure de Journalisme s’impose afin de rehausser le niveau des journalistes au même diapason que leurs collègues étrangers. Même s’il n’existe pas de moyen disponible, il est possible de les trouver à l’international car un tel projet est vendable dans le cadre d’une coopération bi ou multilatérale.

DES TEXTES

Elaborer et adopter la convention collective pour la presse privée : et les Statuts Particuliers pour améliorer les conditions de vie des professionnels des médias publics.

Appliquer les Accords de Florence et ses additifs de Nairobi quant à l’aide indirecte aux médias : taxes de douane, frais d’électricité de communication, facilités de transports, etc…

Réviser à la hausse la subvention accordée aux médias privées ;

En choisissant de soutenir les médias, le Gouvernement affichera son intérêt, sa volonté et son adhésion à des valeurs que nous partageons. Nous participons également à la constitution et au développement social et culturel mais aussi aux actions d’échange pour un Centrafrique pluriel.

Nous sommes à la disposition de notre pays pour apporter tout le savoir complémentaire sur les orientations, les objectifs poursuivis ainsi que les développements des actions du Gouvernement. Nous sommes disposées également à développer un partenariat plus spécifique à moyen et long terme avec des partenaires au développement si l’Etat nous facilite cette démarche. Nous sommes persuadés qu’avec le concours et l’appui de l’Etat, le Gouvernement et les médias, ensemble, peuvent réaliser tous les objectifs tracés.  Aidez-nous à entrer dans la logique de développement durable de notre pays.

Les Délégué des Médias