Après quelques mouvements observés, relatifs au départ des forces alliés russes dans plusieurs provinces et à Bangui, la Présidence de la République, par la voix de son porte-parole Albert Yaloké-Mokpem parle plutôt « de mouvement de rotation et non de départ ».

Depuis fin juin 2023 où la tension interne a éclaté entre le patron du groupe paramilitaire russe et le gouvernement russe, des mouvements sont observés dans les pays où interviennent ces forces comme principalement en Centrafrique.

Dans ce pays, les instructeurs russes ont été déployés en 2017 sous couvert d’une résolution des Nations-Unies. Mais les combattants russes sont déployés en 2020 suite à l’attaque des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans un contexte électoral. Ils ont aidé l’Armée, avec les appuis des forces spéciales rwandaises d’une part et des forces onusiennes de leurs côtés à mener des contre-offensives pour repousser les rebelles et les chasser de plusieurs localités d’autre part.

Alors que le gouvernement russe cherche à épingler le patron de société privée Prigogine, en Centrafrique, dans la foulée, un mouvement inhabituel a été observé dans plusieurs villes vers la capitale et de la capitale vers l’extérieur du pays.

Dans l’une de nos révélations exclusives du mercredi dernier, nous avons fait part d’un départ de ceux qui ne voudraient pas opérer sous le commandement de l’Armée rouge. C’est ainsi que le samedi dernier lors d’une conférence de presse hebdomadaire de la Présidence de la République, son porte-parole Albert Yaloké-Mokpem évoque plutôt l’idée de mouvement de rotation habituel.

« La Centrafrique est résolue à travailler avec les partenaires russes. Chaque année, les alliés opèrent de rotation en leur rang. Jusqu’à ce jour, j’ai déjà connu entre six à sept responsables médias, de même que d’’interprètes russes. Je viens de recevoir un nouveau responsable médias et un nouvel interprète. Sur le plan militaire, il y a des mouvements qui se font aussi. Il en a qui partent et d’autres viennent. Donc, cela ne change rien du dispositif sécuritaire qui est mis en place. Je suis informé que la gestion des frontières avec le Soudan et le Tchad sont des sujets sur lesquels le gouvernement et les alliés y travaillent actuellement. Un dispositif spécial est mis en place ce mois de juillet pour sécuriser le référendum », a relevé le porte-parole de la Présidence de la République.

Pour Albert Yaloké-Mokpem, la gestion interne d’une tension en Russie ne change rien dans la relation que la RCA entretient avec la Russie. « Pour nous, c’est une coopération militaire signée officiellement avec la Fédération de Russie. Des instructeurs ont été envoyés aussi bien sur le plan militaire que pour l’assistance administrative. D’aucuns parlent des Wagner, pour nous, c’est des russes », souligne-t-il.

En parlant du référendum constitutionnel, la Présidence de la République rassure que des mesures ont été prises pour renforcer la sécurisation afin de permettre aux citoyens de voter dans la quiétude.

Fridolin Ngoulou