À Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est dit confiant quant aux perspectives positives du partenariat entre le Maroc et l’Union européenne, à l’occasion de la 15e session du Conseil d’Association Maroc-UE.

Il a souligné l’importance symbolique, politique et économique de cette réunion, qui intervient à l’approche du 30e anniversaire de l’Accord d’association, marquant trois décennies d’un partenariat institutionnel solide et diversifié.

Sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc se positionne comme un partenaire stable et lucide face aux enjeux régionaux et internationaux. Bourita a rappelé que le Royaume a toujours été exigeant dans l’expression de ses attentes mais loyal dans le respect de ses engagements, une approche qui continuera de guider ses relations avec l’UE.

Sur le plan économique, il a relevé que le Maroc demeure le premier partenaire commercial de l’Union européenne au sud de la Méditerranée et en Afrique, un modèle inspirant pour l’avenir des relations euro-méditerranéennes.

Un partenariat qui sert les peuples

Le ministre a insisté sur la nécessité d’un partenariat plus profond, stratégique et résilient, qui serve les peuples, garantisse la prospérité commune et ancre la stabilité dans l’espace partagé.

Porté par la Vision Royale, le Maroc offre à l’UE une valeur ajoutée stratégique : stabilité, complémentarité, compétitivité, croissance, connectivité et un pont vers l’Afrique. Forts de plus d’un demi-siècle de coopération, les deux parties sont appelées à franchir un nouveau seuil de relations, transcendant la logique de voisinage pour devenir une alliance de destin partagé.

Dressant le bilan depuis le Conseil d’Association de 2019, Bourita l’a qualifié de globalement positif, avec des avancées substantielles dans les quatre espaces de coopération : convergence des valeurs, convergence économique et cohésion sociale, connaissances partagées, concertation politique et coopération sécuritaire.

Toutefois, il a rappelé que les défis subsistent et que la relation doit reposer sur la prévisibilité et le dialogue. Le Maroc, fidèle à son engagement, a toujours répondu aux initiatives européennes par conviction et loyauté au partenariat, axe majeur de sa politique extérieure depuis 50 ans.

Le ministre a plaidé pour un changement de paradigme : passer de la logique du « voisin » à celle de l’allié, et d’une approche par projets à des axes stratégiques structurants. L’édification d’un partenariat exemplaire suppose reconnaissance mutuelle et responsabilité partagée, ainsi qu’une intégration pleine du Maroc dans les processus décisionnels des domaines qui le concernent directement, tels que l’environnement, le commerce ou les normes techniques. Cette consultation préalable est le ciment de la confiance et le gage d’une adhésion durable.

Dans une perspective dynamique, Bourita a évoqué la Coupe du Monde 2030, que le Maroc co-organisera avec l’Espagne et le Portugal, comme une opportunité historique d’accélération opérationnelle du partenariat.

Cet événement fédérateur doit arrimer physiquement les deux rives à travers la modernisation des transports, la numérisation des services, le développement d’infrastructures durables, le renforcement sécuritaire et la promotion d’un tourisme responsable. « Nous proposons de faire de l’échéance 2030 un accélérateur du partenariat, démontrant sa pertinence et sa valeur ajoutée », a conclu le ministre.

Youssouf