Le Premier ministre de la République centrafricaine, Félix Moloua, a présenté sa démission au Président Faustin-Archange Touadéra dans la soirée du mercredi 13 mai 2025. Le chef de l’État l’a acceptée, ouvrant ainsi une nouvelle étape politique dans le pays. Cette décision, bien que conforme aux usages institutionnels, marque la fin d’un cycle de plus de quatre années à la tête du gouvernement.
Un parcours marqué par les défis
Nommé Premier ministre le 7 février 2022, Félix Moloua avait succédé à Henri-Marie Dondra par décret présidentiel. Avant d’occuper la primature, il avait exercé les fonctions de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, un poste stratégique qui lui avait permis de se familiariser avec les rouages de l’action gouvernementale. Son mandat a été marqué par une série de défis, notamment la tenue des élections, la stabilisation institutionnelle et la mobilisation des partenaires internationaux.
Dans son allocution, l’ancien Premier ministre Félix Moloua a exprimé sa gratitude : « Je voudrais tout d’abord remercier le Seigneur pour tout ce qu’il a fait dans ma vie et surtout pour m’avoir permis d’occuper ce poste qui n’est pas facile du tout pendant plus de quatre ans », a-t-il déclaré. Il a également salué la confiance du Président Touadéra et rappelé les efforts consentis pour mener à bien les élections, un moment décisif pour la démocratie centrafricaine.
Moloua a insisté sur le fait que sa démission s’inscrivait dans la tradition républicaine, permettant au chef de l’État de choisir une nouvelle personnalité pour conduire le gouvernement, en cohérence avec la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale.
Ce départ intervient dans un contexte où les institutions viennent d’être renouvelées, avec l’élection du Président de l’Assemblée nationale et la constitution de son bureau. La démission du Premier ministre ouvre donc la voie à la formation d’un nouveau gouvernement, chargé de répondre aux attentes d’une population qui s’est fortement mobilisée lors des dernières échéances électorales.
Félix Moloua a conclu son intervention en réaffirmant son attachement à la République centrafricaine : « Je suis un Centrafricain, j’ai toujours été disponible, j’ai servi mon pays. » Ces mots traduisent la volonté de rester engagé, même en dehors des responsabilités gouvernementales, au service de la nation.
Et maintenant ?
La démission de Félix Moloua marque un tournant politique. Le Président Touadéra devra désormais désigner un nouveau Premier ministre, capable de poursuivre les réformes et de relever les nombreux défis économiques et sécuritaires du pays. Ce changement, bien que prévu par les usages institutionnels, suscite déjà des attentes quant à l’orientation que prendra le prochain gouvernement.
Dieu Béni Anderson Kabou

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