Une grande campagne de sensibilisation sur la déclaration des nouveaux nés à l’état civil s’est ouverte du 16 au 18 juin 2023 autour du thème « Avec mon acte de naissance, j’avance dans la vie » à Bouar.
La première séance s’est déroulée à l’école Préfectorale de Bouar, une école qui regroupe en son sein quatre directions avec plus de 2500 élèves ; la deuxième séance à l’école de Musique « African Music School » et la troisième à l’esplanade de la Mairie de Bouar en présence des autorités locales.
Jean Symphorien Ngamana-Piault, Directeur Général en matière d’état-civil au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local, lors de son intervention à l’école préfectorale le 16 juin 2023 a expliqué les raisons de la tenue de cette campagne à Bouar « Nous avons commencé ces activités à Bangui, Begoua et Bimbo. Elles vont s’étendre tout au long du corridor Bangui – Garoua Mboulay. C’est ce qui explique notre venue à Bouar pour cette campagne ».
La population de Bouar s’est intéressée aux questions de la gratuité qui ne semble pas être effective dans la ville comme le souligne Monsieur Abba du quartier Pakita « L’hôpital m’a parlé de la gratuité et la Mairie m’a demandé des frais pour la délivrance de l’acte de naissance de mon enfant, que dois-je faire ? » s’interroge-il.
Jean Symphorien Ngamana-Piault relève qu’il y a des manquements à différents niveaux de responsabilité dans l’administration des faits d’état-civil en République Centrafricaine. Il souligne en même temps que c’est le devoir du gouvernement de donner cette possibilité à chaque enfant d’avoir son acte de naissance. « Le premier document qu’un enfant doit avoir est l’acte de naissance, c’est pour cela que le gouvernement a ordonné que tous les enfants de 0 âge à 06 mois recevront gratuitement ces actes de naissance ».
Il conclut que les registres sont disponibles à la Mairie : « Nous avons remis des registres à la Mairie de Bouar pour la délivrance de ces actes de naissances ».
Pour le sous-préfet de Bouar Norbert Niende, le taux élevé des enfants n’ayant pas d’actes de naissance s’explique par la série de crises qu’a connues la Centrafrique. Mais il rappelle à l’ordre la municipalité sur les taxes demandées aux parents pour la délivrance des actes de naissances : « Je lance un message à l’endroit des sept mairies qui se trouvent dans la sous-préfecture de Bouar, d’arrêter de faire payer de l’argent aux parents pour la délivrance des actes de naissance car tous les responsables administratifs disposent de ce décret signé par le Président de la République instaurant la gratuité ».
Il termine ces propos en ces termes : « Je demande aux chefs de quartiers de relayer les informations sur la gratuité de délivrance d’actes de naissance afin de donner l’occasion à chaque enfant d’avoir son acte de naissance ».
Il faut noter que le groupe théâtrale « Les Perroquets de Bangui » était de la partie avec une prestation sur l’importance de déclaration des naissances à l’état-civil. Cette prestation a permis de mesurer le niveau de compréhension du public sur la question d’état civil.
Une activité organisée par le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local à travers CIVIPOL, agence de mise en œuvre du « Projet Européen d’Appui à la Modernisation de l’État-Civil en RCA », financé sur les 11èmes Fonds européens de Développement (FED).
Angela Pascale KOYAKANGUI

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