« La liberté d’expression et modération de contenu », cette thématique était au centre d’une table ronde initiée par l’association des blogueurs centrafricains (ABCA) en partenariat avec le Paradigm initiative. Plusieurs blogueurs, journalistes et organisations de la société civile, parlementaire ont pris part à cette rencontre vendredi dernier à l’Alliance Française de Bangui.
La question des droits numériques et de la gouvernance de l’Internet suscitent encore un timide débat en Centrafrique. Pourtant, le pays tend vers une révolution numérique. C’est pour préparer le terrain à ce bouleversement que l’ABCA et son partenaire Paradigm Initiative ont organisé cette table-ronde au profit de plusieurs acteurs au pays.
Cette table ronde d’une journée a permis aux participants de comprendre le fonctionnement du métier de journalisme et le rôle du journaliste et blogueurs dans la promotion de la liberté de la presse et d’opinion dans le pays.
Plusieurs communications ont été faites notamment : le travail sur la politique numérique, la loi sur la liberté de la communication, le rapport du Reporter sans frontières 2022 et le respect du code d’éthique et de la déontologie en RCA.
A la sortie de cet atelier, Providence Baraka, représentant Paradigm initiative l’un des panélistes qui a présenté sa communication sur la politique numérique se dit satisfait des interventions des participants tout au long de ce moment d’échange.
« Face aujourd’hui au défi du non-respect des textes juridiques sur la liberté d’expression et de communication en Afrique, le Paradigm initiative qui est une organisation internationale fait un travail remarquable pour attirer l’attention des gouvernements sur ce principe qui est un droit pour la population de tous les États », a rappelé Provence Baraka.
Pour lui, son organisation Paradigm initiative fait d’abord l’état des lieux à travers les recherches sur la liberté d’expression, afin de comprendre ce qui se passe. « Nous analysons avant de formuler des recommandations aux pays dont nous constatons que ce principe fondamental est piétiné », soutien-t-il.
Une occasion qui a permis aux participants de comprendre certains problèmes qui minent le principe de la liberté d’expression et de communication en RCA en ligne avant de formuler une dizaine de recommandations au gouvernement centrafricain, aux organisations des professionnels de médias et aux partenaires.
Christian Steve SINGA

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