Plus de 5 000 femmes et jeunes filles centrafricaines bénéficieront du nouveau projet dénommé Ngangû Wâlï (« Femmes plus fortes »), financé par l’Union européenne à hauteur de 3 750 000 euros, soit environ 2,5 milliards de francs CFA.

Ce projet a été officiellement lancé ce mardi 10 février par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec Finn Church Aid (FCA), sous le leadership du ministère de la Promotion du genre. Il vise à renforcer l’autonomisation économique durable des femmes en République centrafricaine.

D’une durée de trois ans, le projet Ngangû Wâlï couvrira plusieurs zones du pays, notamment le Nord-Ouest dans la préfecture de l’Ouham, le Nord-Est dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, ainsi que le centre du pays, précisément Bimbo, Bégoua et leurs environs.

Ses principales activités concernent l’appui à la construction et à la réhabilitation de centres d’alphabétisation, la mise en œuvre de cours d’alphabétisation fonctionnelle, la formation des groupements féminins à la commercialisation des produits et à l’accès aux marchés locaux et régionaux, y compris les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Le projet prévoit également l’accompagnement à la formalisation des micro, petites et moyennes entreprises.

Pour Bienvenue Clarisse Yakota, directrice de cabinet au ministère de la Promotion du genre, « ce projet, placé sous le leadership du ministère de la Promotion du genre, vise non seulement à renforcer la capacité économique des femmes, mais aussi leur aptitude à devenir des actrices majeures du développement du pays. J’invite donc les femmes et les jeunes filles à œuvrer de manière inclusive pour leur propre développement et celui de la nation », a-t-elle déclaré.

Du côté du PNUD, l’objectif est d’investir directement dans la promotion des femmes et des filles à travers la formation et l’appui financier. « Investir dans la femme, c’est investir dans l’avenir du pays. C’est tout le sens du projet que nous lançons aujourd’hui. À travers Ngangû Wâlï, plus de 5 000 femmes et jeunes filles, ainsi qu’environ 500 000 personnes, bénéficieront directement de formations, d’un appui à leurs activités économiques, d’un meilleur accès au financement, à la technologie et aux connaissances, sans oublier la protection contre les violences basées sur le genre », a indiqué Zahra Virai, représentante du PNUD en Centrafrique.

À travers ce projet, l’Union européenne entend contribuer à l’amélioration de la compétitivité des femmes sur le marché du travail et dans l’entrepreneuriat, tout en améliorant leurs conditions économiques, en particulier celles des femmes vivant avec un handicap et des survivantes de violences basées sur le genre (VBG).

Le projet s’inscrit dans le cadre des priorités du Plan nationale de développement, axées sur trois piliers stratégiques : l’accès équitable aux services sociaux de base, le développement du capital humain et des infrastructures résilientes et durables, ainsi que l’accélération des chaînes de valeur productives pour une croissance économique inclusive.

Prévu pour la période 2026-2028, le projet Ngangû Wâlï ambitionne de toucher 5 000 bénéficiaires directs et environ 500 000 bénéficiaires indirects, avec une attention particulière portée aux femmes survivantes de VBG, aux personnes déplacées et retournées, ainsi qu’aux personnes vivant avec un handicap et/ou le VIH/SIDA.

BVIII Pappus Héritier