L’élevage de lapins est une activité dont la mise en œuvre ne nécessite pas un investissement important au départ, mais qui peut s’avérer très rentable. En effet, le prix d’un lapin bien engraissé varie entre 30 000 et 35 000 FCFA. Malgré cette rentabilité, de nombreux éleveurs centrafricains ne s’y intéressent toujours pas. Pourtant, cette activité présente un intérêt certain pour le pays, tant en matière de diversification alimentaire que de contribution à l’économie nationale.
L’élevage de lapins demeure cependant une activité peu développée et souvent méconnue. Bien qu’un investissement initial d’environ 25 000 FCFA suffise pour acquérir un couple de lapins, les éleveurs locaux s’y investissent très faiblement. Quelques initiatives existent néanmoins, notamment au sein de l’association Afro Business de Bimbo, qui lutte contre la faim.
Selon Afro Océan Makpayen, fondateur de ladite association, l’élevage de lapins reste avant tout une passion :
« L’élevage de lapins est pour moi une véritable passion. C’est par cette activité que j’ai commencé mon combat quotidien. Par le passé, j’élevais près d’une vingtaine de lapins, à la fois domestiques et sauvages. Ce sont des animaux très rentables », a-t-il expliqué.
Le démarrage de cette activité est simple. Il suffit d’acquérir un couple de lapins, dont le coût est estimé à 25 000 FCFA, puis de leur construire un abri adapté, en fonction des moyens disponibles.
« C’est très simple. Il faut juste un couple de lapins à 25 000 FCFA et leur construire un abri. C’est vraiment facile, il faut essayer », a-t-il ajouté.
Après l’installation, une bonne gestion de l’élevage est indispensable, notamment la séparation des mâles et des femelles. Cette mesure permet d’assurer la sécurité de la femelle et de mieux contrôler la reproduction.
« Il ne faut surtout pas mélanger les mâles et les femelles. Sinon, le mâle peut blesser la femelle, car il peut tenter de l’accoupler continuellement », précise Afro Océan Makpayen.
Concernant la reproduction, une lapine peut mettre bas chaque mois, à condition que l’éleveur assure un bon suivi de l’accouplement.
« Une lapine peut mettre bas tous les mois. Après la fécondation, il suffit de noter la date et de compter entre 21 et 29 jours pour la mise bas. De plus, les lapins se nourrissent de presque tous les aliments consommés par les humains. J’invite donc les jeunes Centrafricains, en particulier ceux de Bimbo, à s’y intéresser, car c’est plus facile que l’élevage de volailles et très rentable », a-t-il conclu.
L’élevage de lapins demeure ainsi un défi à relever, aussi bien pour les éleveurs que pour le pays. Pourtant simple à mettre en place, ce secteur reste peu exploité. Pour y remédier, l’implication du gouvernement pourrait contribuer à dynamiser cette filière, renforcer l’économie nationale et promouvoir le développement agricole. BVIII Pappus Héritier

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