Suite au désordre observé lors des dernières rencontres qui ont eu lieu à Kinshasa au Congo où deux fédérations paralympiques différentes ont représenté la RCA, Henry Tago président du comité paralympique tient ce Mardi 16 Mai une conférence de presse pour éclairer la lanterne de la population sur cette affaire.
Devant tous les membres du comité paralympique et certains adeptes des disciplines paralympiques, le Président dudit comité donne des détails précis sur le fonctionnement de ce comité depuis sa genèse à ce jour. Créé en 1998, le comité a pour mission de promouvoir les activités sportives des personnes à mobilité réduite mais aussi d’encadrer toute personne qui pratique les disciplines paralympiques.
C’est donc au comité paralympique de préparer ses joueurs pour les compétitions extérieures car son mandat lui confère également cette mission. Malheureusement, une fédération est créée à l’insu de ce comité. Cette nouvelle fédération qui ne s’est pas affilée au comité a également reçue l’invitation de compétir au nom de la République centrafricaine aux jeux paralympiques du Congo qui a lieu récemment. Ce qui fait état d’une double représentation du pays. Autrement dit, deux équipes différentes vont dans une même compétition au nom d’un même pays, portant le même drapeau. Une situation qui a entrainé la honte populaire qui laisse voir un disfonctionnement et un manque d’organisation du ministère en charge du sport en Centrafrique.
Fort de ce désagrément, le président Henry Tago, rappelle les textes statutaires de cette organisation en ces termes : « l’article 3 de notre statut dit : le comité national paralympique centrafricain qui a pour abréviation CNPCAF est affilé au comité national paralympique UPC, au comité africain paralympique APC, à la convention internationale adaptée, à la fédération internationale de sport pour les déficients intellectuels VIRTUS et la fédération internationale de basket sur fauteuil roulant qui est le WFF où nous sommes affilés depuis 2019 et nous sommes à jour dans nos cotisations », a-t-il fait savoir. En outre il mentionne l’article 4 qui leur donne plein pouvoir de promouvoir les activités paralympiques et l’article 9 qui donne la possibilité à d’autres associations ou comités nationaux à titre handicap de s’adhérer audit comité.
Cependant, il tire un bilan positif du championnat de Kinshasa en RD Congo et félicite les compétiteurs d’avoir donné le meilleurs d’eux même malgré les difficultés à obtenir cette victoire : « un bilan positif parce que je vous disais la fois dernière que nous cherchons la qualification. Et le départ de ces basketteurs aux Congo démocratique, on pensait que cela n’allait pas marcher parce qu’il y avait un souci pour les fauteuils d’abord pour faire les entrainements. Avant ils faisaient les entrainements au niveau de Martin Ngoko, mais comme le terrain est dégradé et qu’il fallait chercher un autre terrain, on était obligé d’aller solliciter auprès du CNJS pour les séances d’entrainement. C’est ce qui les a aidé avec cinq fauteuils de basket Ball. Avec cinq fauteuils vous ne pouvez pas faire un match mais comme les autres fauteuils ont été volés. Dieu merci, arrivé au Congo, le Cameroun qui doit être un grand pays de basket Ball aussi n’a pas pu faire la traversée et nous avons gagné ».
Il se dit touché par le fait de se retrouvé face à deux équipes à Kinshasa et exhorte les auteurs à une affiliation au comité pour permettre la bonne marche du paralympique. Il invite par ailleurs tous ceux qui ont des talents pour promouvoir les jeux paralympiques à entrer en contact avec les clubs afin qu’ils soient aussi sélectionnés pour des compétitions qui se préparent afin de valoir le drapeau centrafricain.
Belvia Esperance Refeibona

Commentaires récents