Lors d’un point de presse tenu mercredi dernier à son siège à Bangui, l’Observatoire national de la parité entre les hommes et les femmes (ONP) s’est exprimé sur l’application effective de la loi sur la parité dans cette 7e République.
Après la ratification de plusieurs conventions internationales relatives à la parité, à l’autonomisation des femmes et surtout à la suppression de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Constitution du 30 août 2023 a clairement reconnu l’égalité des droits et des devoirs de tous les citoyens.
La loi n°16.004 du 24 novembre 2016 instituant la parité entre les hommes et les femmes fixe, en son article 7, un quota minimum de participation des femmes à hauteur de 35 %. Selon les dispositions prévues, dix ans après la mise en place de cette loi et un an après la création de l’Observatoire, il est prévu de passer de 35 % à 50 %, ont rappelé les responsables de cette organisation.
D’où la notion de parité absolue. « Il est évoqué dans les dispositions que, dix ans après, il est judicieux de passer de 35 % à 50 %. De 2016 à 2026, nous totalisons déjà ces dix années fixées. Cela dit, nous devrions passer à l’acte », ont-ils déclaré.
Selon la coordonnatrice de l’ONP, Rita Adeline Feikere, les statistiques démontrent que la représentation des femmes dans la fonction publique centrafricaine en 2026 fait ressortir un écart jugé considérable. Sur un effectif total de 27 711 fonctionnaires et agents de l’État, on compte 18 963 hommes contre seulement 8 748 femmes, soit 32 % de l’effectif de la fonction publique centrafricaine.
« Si l’on tenait réellement compte de toutes ces dispositions, la situation est lamentable. Mais vu le retard de sept ans enregistré avant la création de l’Observatoire national de la parité, cette échéance pourrait logiquement être repoussée jusqu’en 2031, afin de permettre à l’opinion publique en général et aux entités administratives, politiques, économiques et socioculturelles en particulier de mieux s’approprier cette loi pour une mise en application progressive », a-t-elle expliqué.
Comme l’a souligné la coordonnatrice de cette organisation, l’espoir est qu’à l’horizon 2031, cette loi soit pleinement appliquée dans tous les secteurs. Pour y parvenir, il est nécessaire de commencer dès maintenant à prendre des dispositions appropriées, à former et à informer les ayants droit, notamment les jeunes filles dès leur plus jeune âge, y compris à l’école, afin qu’elles soient mieux préparées et imprégnées des principes de la parité.
BVIII Pappus

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