Face à la montée exponentielle des discours haineux et la désinformation, le parlement centrafricain se voit obliger d’adopter une loi visant à réglementer le droit des réseaux sociaux permettant aux personnes lésées par des propos diffamatoires ou par d’autres types de contenus illicites, d’engager une action judiciaire contre les auteurs de ces violations des droits.
Cette action intervient en prélude de l’opérationnalisation de la fibre optique en RCA. Une occasion où la présence des centrafricains va s’accroitre sans doute sur les réseaux sociaux.
Soulignons que l’annonce de la probable adoption de cette loi fait suite à celle portant sur la protection des données à caractère personnel, adoptée à la fin du mois de décembre dernier.
Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra dans son adresse à la nation le 31 décembre dernier a aussi déploré la montée exponentielle de la désinformation et les discours haineux sur les réseaux qu’affecte presque toute la communauté : « Au seuil de la nouvelle année, je voudrais dire un mot sur la désinformation qui mine le socle fragile de la réconciliation nationale et ternit l’image de notre pays à l’étranger. Comme vous le constatez et regrettez, nous assistons depuis quelques temps à une montée exponentielle des discours incitant à la haine ou à la violence, les discours toxiques, irresponsables, cyniques et mensongers devenus viraux sur les réseaux sociaux et dans certains médias privés. »
Il est regrettable de constater que quelques Compatriotes s’emploient à détruire des vies, des foyers, des familles, des carrières des autres concitoyens par des diffamations, des calomnies, des mensonges alimentés par le fiel amer de la méchanceté, de la jalousie et de la rancœur, a déploré le président Faustin Archange Touadéra.
Les réseaux sociaux ne doivent pas être des vecteurs de haine et de désinformation.
Une occasion pour le Chef de l’Etat de mettre en garde tous les auteurs de cette pratique aussi d’instruire le ministère de la Communication et le Haut Conseil de la Communication, organe régulateur des médias en RCA qui est limité par les moyens pour régulariser les médias en ligne et les réseaux sociaux, un travail d’éducation à faire aux médias pour limiter les campagnes organisées de désinformations à des fins politiciennes ou subversives.
« A tous ceux qui projettent toujours de replonger le pays dans le chaos sous des prétextes fallacieux, je tiens à rappeler que le peuple a trop souffert du fait de leurs errements politiques. », a martelé le Présent centrafricain.
Il faut noter que malgré que des organismes internationaux comme la Minusca, l’Union Européenne et certains organes de presse œuvrent pour la réduction de ce fléau, le combat est loin d’être acquis.
L’on continue d’assister aux incitations à la haine, des discours incendiaire sur les réseaux sociaux par des politiques.
Cette loi sur la cybercriminalité qu’a évoquée le Président de la République dans son discours parait comme un brin de solution pour la réduire ce fléau en RCA. Mais certains observateurs de la vie politique doutent encore de l’applicabilité de celle-ci. Puisque selon eux, la plus part de ces discours haineux ont été propagés par certains caciques du pouvoir et d’autre part par la diaspora centrafricaine.
Les élus de la Nation sont déjà en session depuis mercredi dernier pour examiner et voter des lois organiques des institutions de la VIIe République. Parmi ces lois figure la Loi Cyber sécurité et la cybercriminalité.
Christian-Stève SINGA

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