La MINUSCA a financé 98 projets à impact rapide entre juillet 2020 à juin 2021 dans 12 préfectures de la RCA, pour un montant de 1.6 milliards de francs CFA (2.9 millions de dollars américains). « Ces projets à impact rapide sont un outil nécessaire à l’exécution du mandat de la MINUSCA. Ils contribuent à l’exécution des tâches comme la restauration de l’autorité de l’Etat, la cohésion sociale et la protection des civils, a indiqué Aimée Mwenyi Ntumba, de la section des Affaires civiles de la Mission.  

Selon cette fonctionnaire, les projets réalisés en 2020-2021 ont permis la construction ou la réhabilitation de tribunaux, de brigade de gendarmeries et de commissariats de police. « Par ailleurs, 13 projets contre la Covid-19 ont été financés à hauteur de 207 millions FCFA durant ce cycle budgétaire », a-t-elle ajouté, en précisant que les projets à impact rapide sont identifiés avec les autorités et les communautés locales et servent aux jeunes, aux communautés et aux populations de tout bord. « Ce sont des projets fédérateurs de l’ensemble des communautés qui permettent aussi de rapprocher la Mission et la population ».  

  Depuis 2014, un total de 574 projets à impact rapide ont été réalisés pour un montant 10 milliards FCFA. « Pour 2021-2022, la MINUSCA soutiendra en priorité les projets axés sur les élections locales, le suivi de mise en œuvre de l’Accord de paix, le redéploiement des fonctionnaires, la Covid-19 et la réalisation d’ouvrages pour faciliter la circulation des personnes et des biens », a indiqué cette responsable.  

  En réaction aux préoccupations des journalistes sur le lien entre les projets à impact rapide et la sécurité dans le pays, Guy Saizonou, de la section des Affaires civiles, a fait savoir que « la construction des infrastructures de base a permis de réduire la violence faite aux femmes dans certaines régions notamment à Bria et Kaga-Bandoro ». « Les maisons des jeunes et des femmes construites permettent de réunir les acteurs de promotion de la paix et de la réconciliation alors que les microprojets au profit des groupes vulnérables contribuent au renforcement du tissu social et à la résilience en milieu rural », selon lui.  

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, et la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, ont eu une réunion de travail vendredi dernier avec le Ministre d’Etat chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration et du Rapatriement, Jean Willybiro-Sako, et du Ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, sur le désarmement des civils et la collecte d’armes. « La MINUSCA va travailler avec le Gouvernement sur un appui à la campagne de collecte d’armes détenues par les civils actuellement en cours. De même, elle compte soutenir les activités de sensibilisation de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre », a indiqué le porte-parole.  

De son côté, le porte-parole de la Force, le Major Ibrahim Atikou, est revenu sur l’explosion d’engins explosifs qui a provoqué la mort de deux civils sur l’axe Ndim-Ngaoundaye et entre Ndim et Paoua. « La Force dénonce les allégations de collusion, les tentatives de manipulation des populations et les entraves physiques commises par d’autres forces de sécurité à Bondiba, contre ses missions de vérification de la présence et la neutralisation d’engins explosifs ». Le porte-parole a annoncé également la tenue à Bangui de la 11ème conférence de la Force de la MINUSCA. « L’objectif est de fournir des directives et des conseils à tous les niveaux, sur la mise en œuvre du mandat de la Mission et la stratégie de gestion des actions menées sur le terrain », a-t-il dit.   

Le porte-parole de la composante Police des Nations Unies, Commissaire Serge Ntolo Minko, quant à lui, a fait savoir qu’UNPOL va appuyer l’unité mixte d’intervention rapide et de répression de Bouar, dans la Nana-Mambéré, pour la réussite des activités. « L’antenne UMIRR à Bouar a été mise en place le 2 septembre en présence des autorités nationales et de la MINUSCA », a-t-il informé.  

Com MINUSCA