Sous le haut patronage du Premier ministre Félix Moloua, le ministère de l’Élevage et de la Santé animale, en collaboration avec la FAO et le Centre pour le Dialogue Humanitaire (CDH), a organisé une rencontre interministérielle nationale consacrée à la gestion de la transhumance transfrontalière.

Cette rencontre de deux jours vise à trouver des solutions aux problèmes liés à la transhumance transfrontalière, qui demeure un phénomène majeur et souvent conflictuel entre les éleveurs peuls et les cultivateurs.

Lors de son intervention, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale a rappelé l’objectif de cette rencontre interministérielle : « Nous sommes réunis aujourd’hui pour parler de la transhumance transfrontalière, qui reste depuis longtemps un problème épineux et sans solution durable, afin d’essayer de trouver une alternative probante. »

De son côté, Ben Kabangade, chef de mission du Centre pour le Dialogue Humanitaire pour le dialogue entre la République centrafricaine et le Tchad, a souligné les avancées enregistrées entre les pays concernés : « Il y a eu beaucoup d’avancées. Des mécanismes, comme le mécanisme communautaire, ainsi que des textes sont en train d’être mis en place. »

Cette rencontre s’articule autour de trois principaux objectifs, notamment : analyser la stratégie commune de gestion de la transhumance transfrontalière à la lumière des priorités et des cadres politiques nationaux ; examiner les progrès, les défis et les perspectives de mise en œuvre du plan d’action conjoint entre la RCA et le Tchad ; et identifier les ajustements nécessaires pour son opérationnalisation, avec l’inclusion du Cameroun.

Elle vise également à définir les rôles, les responsabilités et les contributions de chaque ministère et institution nationale concernés, notamment ceux de l’Élevage, de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Sécurité, des Affaires étrangères ainsi que les directions nationales des frontières, dans la mise en œuvre coordonnée du plan d’action et de la stratégie commune.

Au terme de ces deux jours de travaux, les trois États concernés devraient tenter de valider ce document stratégique, qui met en perspective les mécanismes de gestion de la transhumance transfrontalière en vue de favoriser une paix durable.

BVIII Pappus Héritier