Droit de Réponse

du Ministère Chargé de la Promotion de la jeunesse,

des Sports et de l’Education Civique

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La parution n° 254 du 28 Décembre 2022 du Journal ‘’Oubangui Médias’’ a publié un article intitulé : « Ministère de la Jeunesse et des Sports : 2022 entachée par des bras de fer malgré quelques exploits ».

L’analyse de cet article à caractère tendancieux appelle des observations suivantes :

Plusieurs affirmations de cet article n’ont pas de fondement objectif mais plutôt sont des allégations visant à discréditer le Ministère en charge de la jeunesse et des sports. C’est le cas de la toute première affirmation disant : « l’année est marquée par des grands évènements d’indignations vis-à-vis de son ministre mais aussi des coups durs pour le Conseil National de la Jeunesse et les Fédérations sportives qui restent toujours fragilisées ». Il s’agit ici d’un parti-pris du Journal Oubangui Médias qui n’a fait aucun effort de recoupement des informations sur les problématiques qui jonchent les relations entre le Ministère de tutelle et ces entités qui, en tant qu’organismes sous-tutelle, sont redevables du Ministère sur les plans administratif et financier.

Le champ d’intervention de la jeunesse et des sports est couvert par des lois et règlements dont le leadership est assumé par le Ministère de tutelle. Dès lors, sur quelle base peut-on affirmer sans un argumentaire pertinent : « les grands évènements d’indignation vis-à-vis du Ministre de tutelle » et en même temps évoquer « des coups durs qu’ont connus le Conseil National de la Jeunesse et les Fédérations sportives qui sont fragilisées »?

Lorsqu’on fait le « cas par cas », du CNOSCA aux fédérations sportives en passant par le Conseil National de la Jeunesse, on se rend bien compte que l’incivisme et la mal-gouvernance caractéristiques de la gestion de ces entités constituent la motivation première des actes posés par le Ministre de tutelle, Aristide Briand REBOAS, dont le mandat est surtout d’assurer la gestion orthodoxe des affaires publiques dans ce domaine :

Le cas CNOSCA: Dans ce cadre, la Charte Olympique recommande une entente cordiale entre le Ministère des sports et les Comités nationaux Olympiques. C’est ce qui a poussé le Ministre en charge des sports à recommander un report de deux (2) mois des assises de l’Assemblée Générale du CNOSCA après les travaux des Etats Généraux des Sports. Malheureusement, le Président du CNOSCA n’a jamais voulu entendre raison, d’où la crise. La vraie question à poser est celle de savoir quel est l’organe qui définit et met en œuvre la Politique de développement des Sports en République Centrafricaine ? N’est-ce pas le Ministère en charge des Sports ? Il faut surtout mentionner, contrairement à ce qu’affirme Oubangui Médias, que le Tribunal Administratif a plutôt donné raison au Ministère,  reconnaissant le Bureau Exécutif du CNOSCA nouvellement élu. Et ce Bureau est en instance de reconnaissance par le CIO qui examine encore le dossier…

Le cas de la Fédération Centrafricaine de Basketball : ce qui a opposé le Ministère de tutelle à cette entité est une question de gestion transparente des fonds alloués par l’Etat à cette fédération et dont le Ministère est appelé à y veiller. Malheureusement, les responsables de ladite fédération n’étaient pas disposés à rendre compte au Ministère d’où la crise…

Le cas du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJCA) : cet Organe, n’étant jamais enregistré au Ministère de l’Administration du Territoire comme association, est plutôt  l’émanation du Ministère en charge de la Jeunesse et n’est en aucun cas une Organisation de la Société Civile. Le CNJCA n’existe qu’à travers le Ministère en charge de la Jeunesse et à ce titre, est un instrument de mise en œuvre de la Politique Nationale de la Jeunesse. C’est ce qui a déterminé le Ministre de tutelle à appeler au calme le Bureau Exécutif du CNJCA au moment où une crise interne déchirait l’organisation. Par Instruction ministérielle, le Ministre a recommandé à ces leaders de jeunesse de taire leurs différends et de s’atteler aux préparatifs du Congrès national prévu dans deux (2) mois. Pourtant, une fois encore, c’est l’incivisme et l’insoumission qui ont prévalu, et la Présidente du CNJCA brandit les textes de base de cet organe qu’elle-même ne respecte pas. Voilà ce qui a justifié la décision de suspension dudit Bureau Exécutif. Le Tribunal Administratif, siégeant en réponse à sa requête a donné raison au Ministère de tutelle. Il faut maintenant s’attendre au renouvellement du Bureau Exécutif du CNJCA…

La  dissolution de la Fédération Centrafricaine des Sports Scolaires et Universitaire (FECASSU) actée par Décision du Ministre de la Jeunesse et des Sports résulte d’une recommandation des Etats Généraux des Sports en considération des analyses de situation faites durant les travaux et qui ont mis en relief des incohérences notoires relatives à cette fédération…

S’agissant de cette accusation gratuite mentionnant le manque de volonté politique pour la réhabilitation du Complexe Sportif Barthelemy BOGANDA, on peut en déduire la mauvaise foi caractéristique du centrafricain de nos jours. Comment expliquer que les mêmes autorités politiques se battent bec et ongles pour prendre en charge les sorties des fauves (toutes disciplines confondues) pour les compétitions internationales, mais refusent de prendre en charge la réhabilitation de cette infrastructure sportive ? Plusieurs raisons d’ordre technique expliquent le retard dans le processus de réhabilitation de ce stade : les nouvelles exigences de la FIFA ont plutôt conduit à une reformulation du budget nécessaire ainsi que de tout le processus des travaux inhérents à cette réhabilitation. La carrière du journaliste exige pourtant  qu’avant de diffuser des informations, il faut aller à la source pour collecter les bonnes informations ; ça n’a pas été le cas, c’est bien dommage…

La scission du Ministère Chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Education Civique en deux Ministères séparés ne découle en rien des mésententes entre le Ministère de tutelle et les organismes sous tutelle, mais plutôt constitue une approche de structuration dans une vision technique. Partout ailleurs, ces deux secteurs sont gérés par deux Ministères séparés. En Centrafrique, les problèmes de ressources financières de l’Etat limitent la volonté politique pour pouvoir s’inscrire dans cette perspective…

En somme, ce que Oubangui Médias qualifie de bras de fer et des grands évènements d’indignations vis-à-vis de son ministre n’est rien d’autre que de la manifestation de l’incivisme caractéristique des dirigeants des organismes sous-tutelle, du rejet des actions des reformes dans la gestion administrative et financière impulsée par le Ministre Aristide Briand REBOAS, réformes qui entament les intérêts grégaires des dirigeants sportifs et de jeunesse centrafricains ; voilà le nœud du problème…

Pour le Ministre Chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Education Civique, Alfred Legrand NGAYA, Consultant.