Pour un bon traitement sanitaire des bétails dans la ville de Kabo située dans la préfecture de l’Ouham Fafa, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a construit un parc sur une superficie de 144 m2 avec un coût total de 13.600.000 FCFA pour répondre aux urgences des éleveurs de cette localité.

Une délégation du CICR de Kaga-Bandoro, dirigée par le Chef de la sous délégation Afzal Walif accompagné du sous-préfet Gabin Richard Goupandé ainsi que des autorités locales de la ville de Kabo se sont rendus sur le lieu du parc à bétail, situé à 09 km de la ville de Kabo sur l’axe Markounda,  le vendredi 09 juin pour remettre aux éleveurs ce joyau. Dans son mot de circonstance, le sous-préfet de Kabo suggère la formation de ces éleveurs pour un bon entretien de ce parc.

Le Chef de la sous délégation Afzal Walif fait rappeler que : «cette réalisation est remise à l’ANDE et la FNEC de cette localité devant la communauté parce que cet ouvrage, c’est pour la communauté. C’est Juste que cela serve d’avoir un espace où on peut vacciner les bétails. Les autorités ont la responsabilité de s’assurer que cet ouvrage qui est réalisé aujourd’hui et remis à la communauté soit bien géré».

Ainsi le CICR à travers le département de la sécurité économique (ECOSEC) tente de répondre aux conséquences humanitaires en renforçant les partenariats et aussi responsabiliser davantage les autorités de l’association nationale de développement de l’élevage et la Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricaines FNEC dans cette chaine.

Le sous-préfet Gabin Richard Goupandé s’en explique : «l’élevage est l’une des activités économiques de la République Centrafricaine. Ce secteur se confronte à des problèmes après que la crise a secoué le pays. L’obstacle principal reste l’insécurité car les bergers ont vu leurs troupeaux décimer par des maladies épidémiologiques. Pour ce faire, le CICR qui assiste des personnes en situation d’urgence en collaboration avec le gouvernement centrafricain a décidé d’assister les éleveurs à travers la construction de ce joyau. En effet, l’élevage représente le poumon économique de la communauté agro-pastorale en RCA. Et le cheptel centrafricain qui était estimé à plus de 4 millions de tête et la transhumance transfrontalière devrait concerner des centaines de milliers de bovin, dommage que le cheptel a subi un coup violent avec les multiples conflits qui ont secoué le pays. Ces crises ont créé non seulement un climat d’insécurité empêchant les éleveurs de chercher le vert pâturage mais aussi ne leur donne pas l’occasion de vacciner leurs bétails. Cette situation a favorisé la circulation rapide des maladies animales transfrontalières comme les pestes des ruminants, la péritonite contagieuse bovine».

Anour Seleman, représentant de la FNEC de Kabo s’est dit satisfait : « je remercie d’abord le CICR aussi les autorités d’ici qui ont entrepris cette démarche pour qu’aujourd’hui ce partenaire nous construise ce parc. Le parc aide tout le monde, le bétail est pour tout le monde, quelqu’un peut avoir le bœuf pour utiliser comme machine à cultiver alors que les autres prennent comme viandes à manger. Ici, nous avons des difficultés puisque les ennemis de la paix sont venus prendre en otage nos bétails mais nous continuons de les élever comme les autorités sont là, elles ont fait de leurs mieux pour que cela soit en règle».

Ce parc qui est construit vise à la réduction des violences communautaires entre agriculteurs et éleveurs sans ignorer que l’élevage est un maillon très important des activités des communautés et le premier moyen de subsistance des ménages.

Dorcas Bangui Yabanga