Le 3 novembre 1996, le 3 novembre 2021, voilà 25 ans jour pour jour que l’Empereur Jean Bedel Bokassa 1er  s’est éteint. Ce jour-là,  le pays était en pleine mutinerie de 1996.  

25 ans aujourd’hui, la commémoration se fait dans le cercle familial à Pissa avec un dépôt des gerbes sur ta tombe. Ce « héros » pour les uns et « ennemi » farouche pour les autres a dirigé le pays de 1966 à 1979.

Jean Bedel Bokassa s’est autoproclamé empereur de Centrafrique sous le nom Bokassa 1er le 4 décembre 1977.

Cet homme plein d’histoire était renversé le 20 septembre 1979, par les forces spéciales françaises de l’opération dite « Barracuda », alors que Jean Bedel Bokassa se trouvait en Lybie.

Après sa chute, désormais ancien empereur Bokassa se réfugie en Côte d’Ivoire avant de revenir en Centrafrique en 1986. Il sera jugé, condamné à la prison à vie, puis gracié en 1993. C’est trois ans plus tard, dans sa résidence privée que l’homme fort de la Centrafrique est décédé. Pendant ce temps, une partie de l’armée qu’il a créée est en mutinerie. Son enterrement s’est fait sous silence, ce qu’a regretté le peuple qu’il a appris à œuvrer pour le développement de son pays.

Durant son règne, Bokassa a su garantir la sécurité du peuple centrafricain, la stabilité des institutions de la République malgré l’effectif insignifiant des soldats de l’époque. Pour ceux qui ont vécu cette époque, malgré les nombreux dérapages, l’homme était toujours actif dans le règlement de problèmes socioprofessionnels.

L’ancien empereur de Centrafrique a contribué à la renaissance de ce pays et ses œuvres restent encore visibles 41 ans après sa chute. Mais, son histoire est entachée par le massacre des élèves le 18 janvier 1979, alors que ceux-ci manifestaient contre le port obligatoire de tenue scolaire, cependant, leurs parents avaient des arriérés de salaire. Plus tard, les parents sont revenus à la raison.

Tout ce que Bokassa avait inauguré en son nom, à l’exemple de l’actuel lycée des Martyrs, l’Université de Bangui…ont été débaptisées et l’homme ne porte plus un monument, ni une quelconque œuvre en son nom, même pour besoin de l’histoire.

En 2010, 14 ans après sa mort, le président François Bozizé a réhabilité dans tous ces droits Jean Bedel Bokassa. Cela s’explique qu’il s’agit d’une juste reconnaissance des services rendus au pays par Jean Bedel Bokassa. En référence, notamment, à certains édifices construits sous ses douze ans de pouvoir présidentiel et deux ans de règne impérial.

Chronologie temps forts de Jean Bedel Bokassa

31 décembre 1965- 1er Janvier 1966 : Un coup d’État du colonel Jean Bédel Bokassa renverse Dacko.

2 mars 1972 : Bokassa se proclame président à vie

19 mai 1974 : Jean Bedel Bokassa se promeut  Maréchal

4 décembre 1977 : Couronnement de Jean Bedel Bokassa Empereur 1er

1979 : Manifestation géante des élèves, tuerie des manifestation. Cet événement est commémoré par la « journée des martyrs », le 18 janvier de chaque année).

20 septembre  1979: Renversement de Bokassa 1er par un coup d’Etat, retour de David Dacko au pouvoir

24 octobre 1986 : Retour d’exil, arrestation, jugement et emprisonnement de Jean Bedel Bokassa à la peine de mort.

1993 : Mesure de grâce, libération de Bokassa

Le 3 novembre 1996 : Décès de l’Empereur 1er de Centrafrique.

Fridolin Ngoulou