De nationalité centrafricaine, coach galère est célibataire sans enfant,  demeurant au quartier Castors dans le 3e arrondissement. Malgré son handicap physique, il est entraineur de plusieurs disciplines sportives à savoir taekwondo, boxe, les arts martiaux et le basket Ball fauteuil roulant. Connu sous le nom de coach galère,  Freddy a acquis toutes  ses expériences et atouts grâce à ses  nombreuses années passés  en Suisse dans une formation en sport avant de retourner à Bangui. Oubangui médias s’est intéressé à lui pour mettre la lumière sur son travail d’entraîneur. Propos recueillis par Gerda Diana Deran.

Oubangui Médias: En tant que personne vivant avec handicap comment vous faites pour enseigner le sport?

Coach Galère: Merci madame le journaliste pour cette question pertinente, c’est un défi personnel et un défi que je voudrais lancer à l’encontre d’autres personnes handicapées que  comme toute autre personne normale, on peut faire beaucoup de choses. Car si on a un état d’esprit d’aller à l’école et autres, on est capable de faire autant pour toute chose. . C’est aussi un défi mondial.

Oubangui Médias: Quels sont les disciplines que vous enseignez en tant qu’entraîneur ?

Coach Galère: J’enseigne beaucoup de disciples comme les armes arceaux, j’enseigne aussi la boxe, comme Levine Darso, le Taekwondo comme notre ex olympique qui s’appelle Sadia et qui est en France j’enseigne les personnes handicapées comme Somalie qui est médaille d’argent en or paralympique, j’enseigne aussi le football que j’ai laissé aujourd’hui parce qu’il n’y a pas les moyens de continuer.  C’est un peu ce que j’ai comme talent. 

Oubangui Médias: Comment êtes-vous arrivé dans le monde de sport et Ou avez-vous appris toutes ces disciplines ?

Coach Galère: Autrefois j’étais en Suisse et de là-bas je me suis intéressé au sport et  j’ai appris énormément parce que là où j’étais c’était un centre multi-complexe, multi- sport où on avait beaucoup de formations à notre portée. C’était un domaine où soit tu prenais 5 ou 6 disciplines que tu devrais apprendre quelle  que soit  ta condition, et donc on a appris à devenir une autre personne pour ne pas que moralement on puisse chuter.

Oubangui Médias : Et quelles  sont les difficultés que vous rencontrez en tant qu’entraineur ?

Coach Galère: les difficultés que je rencontre sont beaucoup plus d’ordre matériel et financier, parce que du fait qu’on n’a pas assez de matériel adapté,  on a du mal à  transmettre sa pédagogie, à initier les enfants parce que les personnes comme moi avec une mobilité réduite. Il me faut beaucoup de matériels pour l’initiation des enfants et le basketball comme tout autre sport a besoin d’être imagée. Et comme vous le savez,  travailler avec les enfants n’est pas une mince affaire mais je m’en sors  bien parce que j’ai toujours  rêvé avoir des enfants mais hélas! ….ces enfants que j’entraîne,  je les considère comme les miens et je m’en sors.

Oubangui Médias : Êtes-vous soutenu par la fédération ?

Coach  Galère: C’est une question qui me fait mal,  parce que ça fait déjà presque 6 ans qu’on a commencé ce projet, qui est née dans la mutinerie, dans la guerre et on l’appelait d’abord Lederd ballon qui signifie que les enfants qui vont dans les Lederd venaient jouer au football au basket pour pouvoir leur sortir de cette situation.  Après un ami que j’ai entrainé qui est en France a décidé envoyé des matériels pour financer ce projet et donc c’est devenu NGFG c’est la combinaison de nos 2 noms  qui est devenue « castor city » qui est  affilié à la fédération de basket ball mainte junant.  Mais dommage que  je suis attristé parce que tout ce que la fédération nous a promis,  je ne vais pas cacher  mais on a aucun soutien de la fédération.

Oubangui Médias : Est-ce que les inscriptions sont payantes ou gratuites  et combien d’enfants est-ce que vous encadrez?

Coach Galère: Les inscriptions sont bénévoles donc les parents qui veulent donner quelques choses pour encourager notre petit bureau le donnent. On laisse la possibilité  aux enfants de venir apprendre et   de donner un forfait de s’inscrire. Mais  on ne peut pas forcer les parents à donner  ce qu’ils n’ont pas parce que notre but c’est la paix la cohésion sociale via le basket Ball. Et comme vous le voyez, les musulmans et les chrétiens jouent  ensemble, alors chaque année je tourne entre 60 enfants et pendant les périodes scolaires je réduis à 30 ,25 pour ne  pas avoir un débitage entre le sport et l’école mais comme vous le voyez, ils sont au nombre de 70 et ils viennent par tranche et à la fin de la semaine ils se regroupent.

Oubangui Médias : Pour terminer, un dernier mot au gouvernement ou à la fédération ?

Coach Galère: Un message à l’endroit du président de la fédération c’est de penser à nous comme vous nous avez promis et à l’endroit du gouvernement c’est qu’il doit savoir que le  sport est un facteur de réconciliation et du civisme et à l’endroit des partenaires j’ai besoin de soutien moral, matériel et financier c’est important.

Oubangui Médias : Mr Basse Freddy Alias coach galère Oubangui Médias vous remercie.

Coach galère: C’est Moi qui vous remercie!

Interview réalisée par  Diana Jerda Deran