Le Ministère des Eaux et Forêts, Chasse et Pêche a organisé avec l’appui de WCS, un atelier d’évaluation d’état de conservation du parc National de Manovo-Gounda Saint Floris, à Bangui, le 9 novembre 2023. Cet atelier vise à discuter, en examinant le 45e comité culturel et Naturel du patrimoine tenu à Riad du 10 au 25 septembre 2023 afin de donner une réponse au comité du patrimoine mondial à sa prochaine session.
Plus de trente personnes venues des ministères, des institutions et des ONG ont pris part à cet atelier d’un jour. L’objectif est de s’assurer de l’élaboration de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet de réhabilitation de la route nationale n⁰8, conformément au nouveau guide et boîte à outils pour les évaluations d’impact dans un contexte de patrimoine mondial ; discuter des mesures d’accompagnement envisagées par EIES; présenter l’état de lieu du projet d’exploitation du permis pétrolier du Nord-est, en identifiant les blocs pétroliers qui chevauchent le parc, enfin présenter l’état de lieu d’exploitation minière autour du parc.
Dieudonné Bruno Waneyombo-Brachka, Directeur de Cabinet du ministère en charge des eaux, forêts, chasse et pêche donne des détails : « Cet atelier consiste à évaluer l’impact environnemental et social, des activités de conservation du parc National Manovo-Gounda, qui a été décrété par l’UNESCO en péril depuis quelques années et cette activité va permettre aux différents experts d’échanger, pour ressortir des options en vue de proposer à l’UNESCO des réponses de la République centrafricaine, pour que ce label de péril soit enlevé ».
Le Directeur de Cabinet a poursuivi en disant que le ministère des eaux, forêts, Chasse et pêche et le gouvernement d’une manière générale attend que des recommandations soient formulées pour permettre au ministère de tutelle et son partenaire WCS de mener des activités nécessaires au retrait de l’aspect péril sur le parc National Manovo-Gounda, avec pour impact l’attraction des touristes.
Selon Dieudonné Bruno Waneyombo-Brachka, le ministère des eaux, forêts, chasse et pêche travail de commun accord avec le partenaire WCS pour que les populations de localités bénéficient des activités menées dans la zone : » Le WCS est en Centrafrique dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il a eu un financement qui a appuyé l’élaboration jusqu’à la validation d’un plan de gestion et de conservation de la zone. Mais dans ce plan de gestion, plusieurs activités ont été prévues sur une période de dix ans, et plusieurs activités ont été planifiées aux bénéfices de la population que ça soit locale ou autochtones et dans la zone Nord-est, la population est constituée des peuls, et l’aspect qui touche à cette population est la transhumance. Et le Ministère ne laisse pas WCS seul dans la recherche de ses solutions ».
Les raisons pour lesquelles le bien a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril sont : le pâturage illégal, braconnage par des groupes lourdement armés entrainant, en conséquence, la perte de 80 % de la faune sauvage due à la détérioration de la situation sécuritaire et arrêt du tourisme.
Les facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents étaient l’insécurité et porosité des frontières, braconnage, exploitation minière artisanale, transhumance transfrontalière et pâturage illégaux, pêche illégale, occupation illégale du bien, absence de mesures de protection et de gestion, activités d’expression pétrolière.
Milca Bissidi

Commentaires récents