Célébrée par la société Saint Vincent de Paul à travers le monde depuis plus de 7 ans, la journée de la pauvreté est commémorée pour une première fois en Centrafrique autour du thème : « ne détournes ton visage d’aucuns pauvres »  au profit des enfants vulnérables de la Fondation Voix du Cœur, située dans le premier arrondissement de la Bangui.

 Un culte a été organisé avec des prières pour ces enfants et un don de kit alimentaire composé des sacs de manioc, des bidons d’huiles, des sacs d’haricots et des produits de premières nécessités entre autres  du sucre, café, savon etc. 

Marcellin Jeancive Dezzou, président du comité d’organisation de la société précise : «  la journée d’aujourd’hui est la journée de la pauvreté et c’est depuis plus de sept ans que les autres pays ont commencé la célébration. Nous au niveau de la  société Saint Vincent de Paul en RCA, c’est notre première édition  c’est pour cela que nous avons pensé aux enfants de la rue. Nous ne pouvons pas aller les chercher dans la rue, on sait qu’il y a un endroit pour les trouver. C’est pour cette raison qu’on a choisi la Fondation Voix du Cœur pour rencontrer ces derniers. Aujourd’hui, on a amené des kits alimentaires mais prochainement nous pensons accompagner ces enfants jusqu’à ce qu’ils finissent leurs cursus scolaire », a-t-il lancé.

Quant à madame Béatrice Epaye, député et fondatrice de ladite fondation, ce centre a une capacité d’accueil de plus de 140 enfants. Elle se dit reconnaissante du geste qu’a fait la société Saint Vincent de Paul : « je ne peux que dire merci parce qu’en ces périodes, les dons se font rares. Alors si un groupe de personnes décident de venir aider les enfants qui sont en retraite, les enfants de la rue avec peu de moyens pour les soutenir, nous ne pouvons que dire merci ».

Même si quelques personnes de bonne foi continuent de venir à la rescousse de ces enfants vulnérables, il est important de rappeler que ces derniers vivent dans des conditions précaires.

La Fondation Voix du Cœur qui est censée les prendre en charge se confronte parfois à des difficultés financières à cause de leurs nombres qui ne cessent d’augmenter de jour en jour. Surtout en ce qui concerne leur scolarisation, a mentionné la fondatrice dans ses propos.

Il serait donc judicieux qu’une politique soit mise en place pour non seulement garantir la prise en charge mais aussi la scolarisation de ces enfants. A cet effet, un appel est lancé à tous les partenaires ainsi qu’à toute personne de bonne foi de toujours soutenir ces enfants en situation de détresse.

Belvia Espérance Refeibona