Après une semaine de l’incendie des cabanes à l’ouest du marché central de Bimbo, occupés par des jeunes entreprenants qui font la manucure, pédicure, coiffure et alimentation, l’espoir s’amenuise pour ces derniers qui n’ont pas eu assurance de la part des autorités afin de relancer les activités commerciales.

Ils sont au nombre de 6 victimes d’incendie survenu dans la nuit du 11 novembre dernier au marché central de Bimbo, ces entreprenants ne savent à quel saint se vouer suite au ravage de leurs cabanes par un feu inconnu. Si les autorités leurs viennent en aide, ils peuvent reprendre rapidement leurs activités de commerces.

Le Secrétaire général du marché central de Bimbo Ndourou-Koli Jean Louis, alias « Like » s’exprime : « Après une semaine, des cabanes où des jeunes entreprennent leurs activités a pris feu en pleine nuit, jusque-là nous n’avons reçu aucune visite des autorités locales, sinon c’est Mme Mbokani, le deuxième vice adjointe au maire de la commune de Bimbo qui était venue, faire un constat ou jusqu’au moment où nous parlons, nous n’avons pas reçu de réponse sur ce qui nous ait arrivés, ni de visite», s’inquiète-t-il du silence des autorités et se plaint de leurs sorts.

 « Cette situation difficile que nous traversons ne peut se passer inaperçue pour le ministre des petites et moyennes entreprises (PME), Mohamed Lawane, nous n’avons que les yeux fixés sur notre ministère de tutelle, il faudrait que des agents dudit ministère font une descente sur lieu pour s’enquérir de notre situation déplorable afin de nous aider d’une manière ou d’une autre pour redémarrer les activités du commerce », a plaidé le Secrétaire général du marché central de Bimbo, Ndourou-Koli Jean Louis.

Selon l’un des victimes, la gendarmerie a constaté les faits, est ce qu’une enquête sera ouverte ? Auparavant, il y avait 3 sentinelles a un moment donné, ils ne sont plus réguliers dans leur service, les portails sont endommagés, c’est suite à cet incident que la mairie est en train de réparer le portail principale de derrière.

Pour le Secrétaire général du marché central de Bimbo, Ndourou-Koli Jean Louis : « Les services des impôts et des petites et moyennes entreprises (PME), nous ont encouragés à payer nos impôts et différentes taxes, et nous promettent un accompagnement afin de quitter le secteur informel pour le formel en 2024. À la mairie, ils ont payés les droits de places, les loyers malgré que ses cabanes leurs appartenaient et payent aussi les tickets quotidiens. C’est une raison valable pour les assister », a-t-il fait observer.

Elysée alias « petit papa » ne cache pas son désarroi : « Ici comme vous voyez, nous vendons les marchandises de beautés, nous faisons la coiffure, la manucure et pédicure ceci voudrait dire que nous n’avons pas tous les mêmes capacités. Certains d’entre nous ont un investissement de 1 million de franc FCA et d’autres de centaines de mille. Lorsqu’on fait le commerce, c’est difficile de faire une économie, et nous n’avons pas un compte à la banque pour demander à la Banque de nous aider. C’est difficile car souvent, nous nous organisons du jour au jour afin d’épargner un peu », a dit le jeune entreprenant.

A côté du lieu de sinistre, Victorine une vendeuse de banane de plantains se plaint de la morosité des mouvements et le manque des clients : « Depuis que les cabanes ont pris feu, nous avons remarqué très peu de mouvements surtout les samedis où le coin est bondé des femmes, jeunes filles pour se faire belle en même temps, elles font un détour sur notre banquette pour acheter nos bananes plantains et douces.  C’est à cause des activités de ces jeunes que les gens viennent à l’intérieur du marché, sinon les gens préfèrent rester au bord du marché », a fait savoir Victorine.

Il est à noter que le marché central de Bimbo est confronté à un problème de gestion depuis la disparition des congélateurs mis à disposition des commerçants par l’Union européenne il y a maintenant 5 ans.

Zarambaud Mamadou