Dans le cadre des poursuites de la célébration de la journée mondiale de la population, le fonds des nations unies pour la population (UNFPA) a organisé le vendredi un évènement à l’hôtel Ledger Plaza autour du thème « Libérer le pouvoir de l’égalité des sexes: faire entendre la voix des femmes et des filles pour libérer les possibilités infinies de notre monde ». Cette célébration s’est déroulée en présence du Ministre chargé de la promotion du genre Mme Marguerite Ramadan et de la représentante adjointe de l’UNFPA Dr Agnès Kayitankore.
En Centrafrique, selon l’UNFPA la crise politico-sociale qui a éclaté à 2012 a plongé le pays dans une situation extrêmement difficile sans précédent. La situation de la femme et de la jeune fille est très préoccupante à savoir: un fort taux de fécondité, 7 enfants par femme en moyenne, un taux élevé des besoins non satisfaits en planification familiale: Un taux élevé de la mortalité maternelle : 835 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 2023.
L’objectif de cette rencontre est de sensibiliser afin de mieux réfléchir sur les causes et les conséquences des inégalités de genre et les moyens d’y mettre fin pour mieux exploiter le pouvoir que détient le 51% de la population Centrafrique qui sont les femmes.
Selon l’UNFPA ces données indiquent clairement qu’après l’adoption du programme d’action de la CIPD en 1994, à peu près 30 ans, la jouissance des droits et choix par les femmes et filles en Centrafrique reste encore un grand défi: « Elle laisse le goût d’une tâche inachevée, qui doit être poursuivie en redoublant davantage d’efforts surtout lorsque nous devons réaliser l’agenda des ODD à l’horizon 2030 et l’agenda 2063 de l’Union africaine auxquels nous avons librement souscrits », a expliqué la représentante adjointe l’UNFPA Dr Agnès Kayitankore.
L’UNFPA souhaite pour les prochaines années accorder une attention particulière aux actions permettant de réduire la mortalité maternelle, en favorisant l’utilisation des méthodes de contraception d’une part, et l’accès universel aux soins et aux services de santé maternelle d’autre part. Promouvoir l’égalité et l’équité entre les sexes, l’élimination de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles. Renforcer les capacités des femmes pour leur permettre de jouer leur rôle dans la promotion du consensus et la construction de la paix. Renforcer l’écoute des voix des femmes, des filles et d’autres personnes marginalisées pour comprendre les défis auxquels elles sont confrontées dans la réalisation de leurs rêves et de leur potentiel sont les grandes lignes d’action pour cette organisation internationale.
Milca Bissidi

Commentaires récents