L’un des aliments les plus consommés des Centrafricains est le morceau de la viande de bœuf qui est devenu très rare ces derniers temps sur les marchés de la place. Plusieurs raisons sont à la cause.

L’insécurité.

Dans un entretien accordé à l’Oubangui Médias, Désiré Raphaël Marichaba, coordonnateur des embarquements des bovins au marché de Bouboui située à 45 Km de Bangui sur l’axe Boali précise que les éleveurs se plaignent de l’insécurité qui bât son plein dans les couloirs de transhumance, car ces bêtes en provenance des zones d’élevage comme Kaga- Bandoro, Berberati, Bambari, Bozoum sont toment parfois entre les mains des groupes armés qui pillent et tuent les éleveurs. « La transhumance dans cet état d’insécurité c’est un peu difficile à cause de ces Hommes armés qui écument les éleveurs », a-t-il dit.

La cherté de prix sur le marché

Désiré Raphaël Marichaba précise que le marché de Bouboui constitue la principale voie de ravitaillement de la ville de Bangui en viande bovine. Mais par au quotidien, ce parc ne reçoit que 150 à 250 têtes de bœuf pour toute la République Centrafricaine et le prix s’élève entre 150 à 900 mille FCFA. Plusieurs commerçants sont tombés en faillite à cause de cette augmentation du prix. « Les consommateurs ne mangent plus à leur faim, car avec 1000F ou 2000F CFA, la quantité insuffisante », a-t-il ajouté.

L’abattage clandestin des bœufs

Le coordonnateur des embarquements des bovins au marché de Bouboui persiste et signe que l’une des raisons les plus importantes de la rareté des viandes sur les marchés de la place c’est l’abattage clandestin de la bête dans les quartiers, qui selon lui constitue un danger sanitaire pour les consommateurs.

« Tout cela provoque l’augmentation des prix sur le marché, car ces bouchers clandestins fixent le prix à leur gré. Mais ce comportement joue sur les consommateurs et constitue un manque à gagner pour l’État », a-t-il expliqué avant de signaler que le métier de boucher a ses règles que les professionnels doivent respecter.

Un peulh sous couvert de l’anonymat pointe du doigt certaines autorités du pays qui font également le commerce des bœufs sur l’axe Bangui- Brazzaville. Selon ce dernier, ces autorités ont la mainmise sur le parc de Bouboui, car dès l’arrivée des bêtes, elles choisissent les bovins de bonne qualité pour commercialiser à l’étranger, alors que les Centrafricains peinent encore dans la faim. Ce phénomène date de plusieurs années et est un manque à gagner pour le pays qui n’arrive pas encore à manger à sa faim.

Judes Romain Koualet