Après une réunion des leaders du Groupe de Travail de la Société Civile le 9 janvier dernier à leur siège, le GTSC introduit ce mercredi 11 janvier une demande d’audience au Premier ministre, chef du gouvernement centrafricain afin de lui soumettre des propositions de la société civile pouvant juguler la crise socioéconomique que traverse la Centrafrique.

 Des réactions continuent toujours en Centrafrique après la hausse du prix des produits pétroliers à la pompe et sur toute l’étendue du territoire national. Après le Réseau des ONG des droits de l’homme RONGDH qui a fait une déclaration et demande aux autorités une rencontre avec les forces vives de la Nation, le GTSC se manifeste à travers un communiqué de presse qu’il a déjà introduit une demande d’audience au Premier ministre et souhaite lui faire des propositions pouvant assouplir la situation. Dans le communiqué de presse du GTSC, il est mentionné que les différentes couches sociales ont été consultées en amont avant cette sollicitation.

Le communiqué indique par ailleurs qu’ au courant de l’audience, une fois accordée, les propositions de la société civile seront soumises mais également des recommandations de toutes les couches sociales : « Ils ont, ce jour mercredi 11 janvier 2023 introduit une demande d’audience auprès du Premier Ministre Chef du Gouvernement afin de lui soumettre les propositions de la société civile afin de juguler cette crise socioéconomique qui s’ajoute à un contexte politique déjà complexe. Nous attendons donc la suite que donnera le Gouvernement à nos propositions qui découlent des recommandations de toutes les couches sociales du pays que nous avons consulté avant d’émettre ces propositions, pour donner des mots d’ordre », peut-on lire dans ce communiqué.

Gervais Lakosso, leader de cette plateforme de la société civile appelle les centrafricains au calme tout en rappelant à ces derniers de se tenir prêts  pour défendre leurs droits fondamentaux.

Les prix des produits pétroliers ont été revus à la hausse de 40%. Le gouvernement justifie par l’augmentation du prix de baril sur le marché mondial et pour avoir lâché la subvention des prix des hydrocarbures qui vont perdre à l’Etat près de deux milliards de FCFA par mois.

Belvia Espérance Refeibona