À Bimbo, sur les rives de la rivière M’Poko Bac, des hommes et des femmes vivent du commerce du bois de chauffe. Cette activité leur permet de subvenir aux besoins de leur famille, souvent confrontée à des difficultés économiques.
Aux abords de la rivière, des tas de bois sont soigneusement empilés avant d’être vendus. Chaque fagot représente une source de revenus pour ces commerçants qui passent leurs journées à attendre les clients.
Des revendeurs viennent également s’approvisionner sur les lieux. C’est le cas de Perside-Bisseki, revendeuse : « Je vends ces fagots au niveau du Port pétrolier. Parfois, les clients viennent directement jusqu’ici pour acheter. J’achète parfois un lot à 15 000 francs CFA et je peux réaliser jusqu’à 5 000 francs CFA de bénéfice. »
Bien que cette activité génère des revenus, elle n’attire pas encore suffisamment de personnes. Tatiana Martongo, vendeuse de bois de chauffe, encourage les hommes et surtout les femmes à s’y intéresser.
« Je ne fais pas cette activité depuis longtemps. Je cherche simplement à avoir un peu de revenus. Les petits fagots ménagers se vendent à 300 francs CFA l’unité, mais moi, je vends surtout au détail. J’achète parfois pour 2 000 ou 4 000 francs CFA afin de diversifier mon commerce. Je profite de cette occasion pour encourager les femmes qui attendent uniquement le soutien de leur mari à se lancer dans de petites activités génératrices de revenus. Cela leur permettra d’aider leur famille et de mieux prendre soin de leurs enfants », explique-t-elle.
Au bord de la rivière M’Poko Bac, les vendeurs et revendeurs de bois de chauffe poursuivent leur activité, partagés entre nécessité économique et défis quotidiens. Si ce commerce constitue une source de revenus indispensable pour de nombreuses familles, il soulève également des préoccupations liées à la préservation des ressources forestières et à l’organisation de la filière.
Entre impératifs économiques et protection de l’environnement, l’avenir de cette activité dépendra de solutions durables capables de concilier les besoins des populations avec la préservation des forêts.
Dieu de Victoire Begnama

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