Le 27 mars 2026, Centrafrique Check a clôturé sa session de formation qui a duré deux jours à l’endroit des journalistes centrafricains ainsi que des étudiants du département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bangui.
L’atelier était interactif entre les étudiants, les journalistes et les intervenants de Centrafrique Check sur la manière de lutter contre la désinformation.
Britney Ngalingbo, la directrice de Centrafrique Check, explique l’objectif de cette formation : « On a observé que la circulation des fausses informations s’est intensifiée et que la population centrafricaine est devenue plus vulnérable face aux rumeurs, aux manipulations de l’information, aux informations trompeuses, ainsi qu’aux images générées par l’intelligence artificielle. Raison pour laquelle nous voulons outiller les journalistes, ainsi que les étudiants en journalisme, sur comment vérifier une information, comment détecter une information qui circule sur les réseaux sociaux, voire même les rumeurs de bouche à oreille. L’objectif de cette formation de deux jours est de mettre à la disposition des journalistes des mécanismes et des stratégies pour lutter contre la désinformation en période électorale, afin de favoriser la libre circulation des informations fiables en République centrafricaine et dans le monde entier. À la suite de cette formation, nous attendons des journalistes ayant participé qu’ils mettent en application les leçons et les compétences acquises durant ces deux jours. Car les journalistes ont été pointés du doigt parmi les propagateurs de la désinformation, et certaines personnes estiment qu’ils diffusent parfois des informations douteuses. »
Darcia Valencia Dabringa, journaliste à la radio Séwa, explique ce qu’elle a pu acquérir durant ces deux jours de formation : « Je dirais que c’est un plus pour moi d’avoir participé à cet atelier de deux jours organisé par Centrafrique Check. Au cours de cet atelier, j’ai retenu beaucoup de choses. Premièrement, nous avons parlé des différents types de désinformation : la mésinformation, les fake news, les rumeurs, ainsi que les acteurs à l’origine de ces phénomènes. Nous avons également appris comment éviter la diffusion de ces fausses informations. En tant que journaliste, il est essentiel de mettre en pratique ces connaissances, notamment en vérifiant les faits avant toute publication pour éviter les désordres informationnels. Dans une rédaction, lorsque je pars sur le terrain, je dois vérifier les informations, surtout les rumeurs : identifier l’auteur, déterminer si l’information est vraie ou fausse avant de la diffuser. »
« Nous recommandons à Centrafrique Check de poursuivre ces formations afin de renforcer les capacités des journalistes. Nous souhaitons également la délivrance de certificats de formation pour valoriser ces compétences et améliorer notre pratique professionnelle. » A recommandé Arnold Ange Finmini, journaliste et l’un des participants.
Notons que cette formation organisée par Centrafrique Check à l’endroit des journalistes centrafricains ainsi que des étudiants visent à renforcer leurs capacités afin de lutter contre la désinformation qui gangrène les réseaux sociaux et voir même le monde entier. Oloria Sang

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