Entré en vigueur en janvier 2023, le Projet de Gouvernance numérique du secteur public, financé par la Banque mondiale à travers le don IDA, pour un coût total de 41,4 millions de dollars US, présente des résultats encourageants. C’est ce qui est ressorti à l’issue de la réunion du Comité stratégique dudit projet, tenue ce mardi 18 août 2026. Selon son coordonnateur par intérim, Alexis Guenengafo, en termes de progression des activités, le taux atteint est de 78 %.

Cette réunion s’est tenue dans un contexte où le projet arrive à terme fin décembre 2026, alors que le gouvernement a obtenu une prorogation de six mois supplémentaires, jusqu’en juin 2027.

Pour cela, le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a appelé les membres de ce comité à redoubler d’efforts pour atteindre les résultats attendus de ce projet, qui prend en compte les questions liées à la digitalisation.

Les membres dudit comité ont donc statué sur ce qui a bloqué l’avancement du projet, sa mise en œuvre et ses perspectives en termes de PTBA.

Alexis Guenengafo, coordonnateur par intérim du Projet de Gouvernance numérique du secteur public : « D’ici juin 2027, ça sera la clôture de ce projet-là. Donc, à mi-parcours, il fallait au moins faire le bilan, essayer de présenter toutes les activités qui ont été menées jusqu’à ce jour, quelles sont les activités déjà clôturées, les activités en cours, les activités qui n’ont pas encore démarré et, naturellement, mettre sur la table les points d’attention pour recevoir les orientations précises des membres du gouvernement afin d’accélérer vraiment la cadence, afin d’atteindre les objectifs de ce projet-là », a-t-il expliqué.

S’agissant de l’état d’avancement, il a confié qu’en termes de bilan : « Je peux vous dire que nous sommes sur la bonne voie en ce qui concerne le taux de progression des activités. On est autour de 78 %. Et en termes de taux de décaissement, on est autour de 54 %. Le décaissement, c’est ce qui est effectivement remis aux prestataires. Les activités qui sont en cours, il y en a certaines qui ont déjà eu des décaissements ou des décaissements partiels et d’autres pas encore, parce qu’il faut des livrables validés par les structures bénéficiaires avant de procéder au paiement. »

Les bénéficiaires sont au nombre de cinq : les ministères des Finances et du Budget ; des Mines et de la Géologie ; de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale ; de la Fonction publique ; et de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications.

Son objectif est d’appuyer le gouvernement dans le cadre des réformes des finances publiques et de la digitalisation de l’administration, d’améliorer l’efficacité et la transparence dans la gestion des ressources publiques et la capacité du gouvernement à fournir des services publics de confiance et inclusifs en utilisant des solutions numériques de gouvernement.

En termes de réalisation, dans la sous-composante 1, il y a au total 66 activités. Parmi celles-ci, 31 sont clôturées, soit 46,97 %, 21 sont en cours, soit 30,30 %, et 14 n’ont pas encore démarré, soit 22,73 %.

Dans la sous-composante 2, en termes de taux d’exécution globale, le taux d’exécution global de la composante 2 est de 50 % des activités clôturées, 50 % en cours et 0 % non démarrées.

Les cinq activités en cours sont à des niveaux de réalisation plus ou moins avancés et susceptibles de prendre fin d’ici le 31 mars 2027.

Au total, 29 activités sont prévues : 19 sont clôturées, soit 65,48 %, 10 sont en cours, soit 34,52 %, et aucune n’est non démarrée, soit 0 %.

Résultats attendus d’ici juin 2027

Ce projet est prévu pour se réaliser sur quatre ans, de 2022 à 2026. Les résultats globaux attendus d’ici la fin du projet sont les suivants : interconnecter 17 administrations et institutions par fibre ou FH ; déconcentrer l’outil Sim-Ba dans 17 institutions ; migrer Sim-Ba vers la version Web, plus agile et souple ; acquérir la plateforme de contrôle QoS et SIG pour l’ARCEP ; acquérir la plateforme de contrôle du spectre de fréquences à l’ARCEP ; acquérir la plateforme de gestion des ressources humaines et de la solde (SIGRHS), à la fois pour la Fonction publique et les Finances ; et dématérialiser les services de passation des marchés publics via le portail Web de la DGMP/ARMP.

Afin d’atteindre les objectifs fixés, le Comité a recommandé davantage de souplesse dans le traitement et la transmission des dossiers, ainsi que plus d’attention et de collaboration de la part des bénéficiaires du projet.

La prochaine réunion est prévue dans la même année pour le suivi des décisions.

Déus Gracias Tchémanguéré