Le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somse, a accordé le jeudi 30 avril, une audience à la représentante de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en République centrafricaine. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le gouvernement centrafricain et cette institution internationale engagée dans l’appui humanitaire et le développement.
Au cours de cet échange, les deux personnalités ont évoqué plusieurs perspectives de collaboration ainsi que les priorités du gouvernement dans le secteur de la santé. Il a notamment été question de la surveillance de certaines frontières du pays, de la création d’un nouveau centre de santé à Bossangoa pour les populations vulnérables, du renforcement des capacités sanitaires ainsi que de la réponse aux urgences sanitaires.
De son côté, la représentante de l’Organisation internationale pour les migrations, Madame Aissatou Guissé Kaspar, a souligné :« Nous avons pu discuter des défis que nous rencontrons dans ces zones et nous assurer que personne ne soit laissé de côté, notamment concernant le ver de Guinée qui constitue une préoccupation actuelle. Nous allons voir comment gérer ensemble les mouvements aux frontières et apporter des solutions aux communautés. L’OIM est leader sur les questions de déplacement, particulièrement dans les zones frontalières. Cette surveillance des mouvements permettra également de mieux faire face aux risques épidémiologiques », a-t-elle déclaré.
Pour le ministre de la Santé publique, Pierre Somse : « La visite de la représentante de l’OIM vise à discuter des modalités de collaboration sur la santé aux frontières de notre pays. L’OIM travaille beaucoup dans le domaine de la migration auprès des populations en perpétuel déplacement, ce qui peut favoriser l’introduction de maladies dans le pays. Pour garantir des déplacements sûrs de ces populations, le ministère de la Santé et l’OIM doivent travailler main dans la main », a-t-il indiqué.
Il poursuit : « Nous avons certaines frontières qui ne sont pas suffisamment sécurisées, notamment celle entre le Tchad et la République centrafricaine. Il y a une maladie appelée ver de Guinée, qui touche principalement les chiens mais peut également atteindre les humains. À cet effet, nous allons mettre en place un système de collaboration entre les deux pays afin d’empêcher la transmission de cette maladie chez nous », a-t-il ajouté.
Le ministre a également évoqué la situation à la frontière avec le Cameroun où sévit la maladie de Balai de rive, qui touche les éleveurs peulhs. Ces derniers sont en transhumance permanente sur notre territoire avec leurs troupeaux de bœufs. Avec l’OIM, le pays va travailler pour limiter la propagation de cette maladie.
Signalons que cette audience témoigne de la dynamique de partenariat entre la République centrafricaine et ses partenaires techniques et financiers pour répondre efficacement aux défis sanitaires du pays.
Freddy Ulrich Tanga

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